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 Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]

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MessageSujet: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Ven 12 Mar - 17:46

Lily Rose était partie hors de Degrassi depuis quelques jours déjà. Seul Arthur savait où la jeune femme se rendait. Il lui avait promis de ne le dire à personne, même sous la torture, ce que le jeune homme avait accepté facilement. Il était l’ange gardien de sa belle, qui aurait pu lui demander n’importe quoi, même de lui fournir un alibi alors qu’elle avait tué un homme, il l’aurait fait.
Pour diverses raison, Arthur n’était pas parti avec Lily pour ce voyage classé secret défense. Si cela ne semblait pas déranger la bad girl qui voyait ce voyage comme un moyen d’échapper aux ailes surprotectrices d’Arthur, ce dernier lui vivait très mal l’éloignement. Il avait tendance à devenir très dépressif quand il n’était pas à moins de 2 mètres de sa petite amie, et ne pas pouvoir dormir avec elle, la surveiller constamment, sentir son odeur et son corps contre le sien. Il devenait agressif, dès que quelqu’un lui demandait des nouvelles de Lily. Lui qui ne vivait que dans son ombre, et que pour elle, avait du mal à faire face à une si longue séparation.
Toutefois, l’absence de Lily permettait à Arthur de faire librement ce qu’il ne se permettait jamais de faire devant sa petite Rose. Lire de la poésie, en écrire, et même composer et jouer de la musique. Depuis quelques temps, Arthur apprenait en secret la guitare. Et il se révéla être très doué, si bien qu’il composait lui-même ses propres musiques et textes. Bien entendu, sa source d’inspiration première était Lily, et son état larvatique et dépressif du à son absence était propice à l’écriture.
Ne trouvant pas le sommeil, après avoir tourné et retourné mille fois dans son lieu aux draps froids, il décida de sortir, sa guitare sous le bras, et s’installa sur un tronc d’arbre à moitié déraciné, dans un coin sombre mais calme du terrain vague. Il commença à gratter un peu sa guitare, chantonnant à mi-voix la chanson qu’il avait écrite pour Lily pendant la nuit.
Alors qu’il se croyait seul à une heure si matinale et à un endroit pareil, Arthur entendit des pas se rapprocher de lui. Tel un vampire sortant les crocs et grognant, il baissa la tête et fixa sa guitare, faisant abstraction de la présence qui venait vers lui.

[Ayez pitié d’Arthur, viendez Very Happy]
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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Sam 13 Mar - 11:15

[ Je viende ]

La vie de Charlie venait de radicalement changer. A la place de ses éternelles cigarettes mentholées, elle avait opté pour des cigarettes françaises et vanillées qui avaient -d'après Cammie- le pouvoir de faire garder la ligne sans aucun effort. Bien sûr elle n'était pas assez conne pour croire à ses absurdités mais ces cigarettes étaient sacrément addictives. Mais malheureusement presque introuvables sur le territoire Degrassien. Sa cargaison lui était d'ordinaire livrée à domicile mais son dealer - est ce qu'on pouvait vraiment appeler dealer un mec qui revendait des clopes interdites ? - venait de se faire arrêter pour violences conjugales. Charlie était donc en manque mais heureusement pouvait compenser son état de frustration en se frottant aux rebuts de la société... depuis sa voiture avec chauffeur. Ce dernier venait de s'enfoncer dans les bois pour lui ramener de quoi passer une bonne soirée. Charlie détestait devoir faire le boulot elle-même et rêvait du jour où se procurer de la poudre redeviendrait aussi facile que du temps de Baudelaire and Co. Quelques notes de guitare la détournèrent de son projet d'entreprise - une start-up qui livrerait de la came à la maison comme d'autres livrent des pizzas - et la firent se redresser de la banquette arrière en cuir. Charlie quitta prudemment l'habitacle rassurant de la voiture pour aller vers la voix et la musique. Arthur. Le poète de Lily Rose. Une idée germa immédiatement dans son esprit. Son imagination était si fertile. Sans attendre, elle se dirigea vers un coin d'herbe près de lui et s'y laissa gracieusement tombée. Charlie posa ensuite ses deux coudes sur les cuisses d'Arthur et un sourire lumineux illumina son adorable visage souriant.

- Coucou Arthur comment vas tu ? s'enquit-elle, comme s'ils étaient les meilleurs amis du monde. J'ai appris pour Lily et Elijah ? Ok sa bite fait dix centimètres de plus que la tienne mais est ce que c'est vraiment une raison pour te tromper ? A croire que les filles aiment vraiment les vilains garçons.

Charlie quitta l'herbe pour glisser sur les genoux d'Arthur en prenant l'air d'une étudiante polissonne inconsciente du désir qu'elle pouvait susciter. Elle massa doucement - mais sûrement - l'entrejambe d'Arthur en ouvrant légèrement la bouche à chaque pression comme si elle prenait un pied d'enfer.


- Est ce que tu veux que je t'aide à devenir un vilain, vilain, vilain garçon Arzhie ?

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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Mer 24 Mar - 23:55

Malheureusement pour lui, la personne ne fit pas demi-tour face à son trip autiste. Au contraire, elle sembla même s'incrsuter dans l'herbe. Dans son herbe bordel. Et quand il finit par lever les yeux pour voir qui venait troubler son moment de calme, il les leva encore plus au ciel quand il vit qu'il s'agissait de la Queen de Degrassi, une des filles qu'il méprisait sûrement le plus dans cette ville. Ou plutôt, qu'il ignorait. Certes, ils n'étaient pas du même rang social, mais pour Arthur, ils n'étaient surtout pas du même monde. Charlie réunissait en elle tout ce qu'il détestait chez une femme : la vulgarité, l'arrogance - même si Lily en tenait une couche -, la manipulation, le pathétisme, l'infidélité et la liste était encore longue. Elle était tout ce qui le rebutait. Tout ce qu'il fuyait. Elle lui faisait pitié plus qu'autre chose.
Feignant de l'ignorer, il eut pourtant du mal, quand la jeune femme commenca à lui adresser la parole, comme s'ils étaient les meilleures potes et qu'ils s'étaient quittés la veille. Si encore Charlie s'était juste contentée de familiarité, ça aurait pu passer. Mais quand elle osa parler de Lily Rose, il perdit son sang froid. Il continua à ne rien dire pendant un instant, la regardant faire son show de prosti-pute amatrice et vulgaire qui ne le faisait même pas bander. Il n'y avait que Warhol pour déverser son sperme au fond de son caleçon rien qu'en pensant à son prénom. Cette fille était pathétique.
Il se surprit lui même à rester aussi calme, et ce n'était pas le tripotage d'entrejambe qui le faisait rester zen, mais plutot de la lassitude. Il n'avait même pas envie de se battre contre Charlie. Que ce soit physiquement, verbalement, ou d'une toute autre manière, quelle qu'elle soit. Mais quand elle lui parla de lui apporter son aide pour devenir un méchant garçon, son sang ne fit réellement qu'un tour, et la colère l'emporta. Son côté bad boy ressurgit aussitôt, et si Lily Rose avait été là, elle aurait kiffé le voir dans un tel état de nerfs et de haine. Posant sa guitare - il n'était pas fou, il ne voulait pas la casser, pas comme une certaine S. qui casse les guitares les soirs de déprimes -, il s'emporta violemment, hurlant sur Charlie tout en la pousant et la renversant par terre.


- FERME LA THOMAS !


Solitaire et peu bavard, il ne voulait pas s'éterniser. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait de continuer à frapper Charlie, il avait même envie de lui cracher dessus, mais il ne voulait pas rester une seconde de plus à ses côtés. Il voulait se barrer et être enfin seul et tranquille. Toujours très énervé, il avait du mal à se maîtriser et gardait les poings serrés, ne sachant plus que faire. Aider la pauvre CHarlie à se relever et s'excuser ? Lui marcher dessus et partir ? La tuer et l'enterrer dans un fossé ? Il n'en avait aucune idée.
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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Jeu 25 Mar - 16:49

Charlie se vit basculer dans l'herbe sans pouvoir l'empêcher. C'était sans doute le pire quand se faisait agresser. On voyait la scène se dérouler sous ses yeux sans qu'on ne puisse intervenir. Charlie était peut-être un monstre de machiavélisme mais elle n'en restait pas moins une fille de quarante cinq kilos à peine qui affrontait un garçon qui faisait deux fois son poids. Charlie eut le souffle coupé par le choc et la colère qui montaient en elle. La jeune femme se redressa aussi vite qu'elle le put mais resta dans l'herbe, hors d'elle tout comme Arthur. La rage lui avait fait monter les larmes aux yeux et elle lança un regard terrible à Arthur qui traduisait à peu près toute la haine qu'elle lui vouait à cet instant.

- Tu crois que c'est en me frappant que ça atténuera le fait que Lily-Rose se fout pas mal de toi ? Que ça t'aideras à oublier le fait que tu traines avec des loosers pathétiques qui t'entrainent vers le fond ?

Charlie se releva complètement et poussa Arthur aussi fort que lui permettait ses bras fins. Elle avait envie de le gifler mais finalement elle abandonna son geste et laissa retomber son bras avant de fondre en larmes. Elle ne savait même pas pourquoi elle pleurait. Il fallait juste que ça sorte à ce moment là. Impossible de le faire devant Warhol il profiterait de sa faiblesse momentanée pour la sauter. Elle ne pouvait pas lui en vouloir d'agir de la sorte, c'est elle qui l'avait encouragé à devenir un salaud pervers pour lui plaire. En attendant les larmes coulaient sur ses joues sans qu'elle ne puisse les empêcher. Heureusement elle pleurait avec dignité, un peu comme Blair Wardolf. Genre pas de reniflements et de morve cradingue qui dégoulinait, à croire que tout était parfait ou presque chez elle. Elle avait l'air d'une petite chose fragile et le pire dans tout ça c'est qu'elle ne tentait même pas d'amadouer Arthur. Elle ferma les yeux et compta jusqu'à trois en se traitant d'idiote. Elle arrêta de sangloter et poussa un soupir lassé, le dos tourné pour éviter de voir le visage réjoui d'Arthur.

- Si tu répètes ça à quelqu'un... menaça Charlie d'une voix étranglée.

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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Ven 26 Mar - 14:12

Et merde, Arthur devenait ce qu'il détestait par dessus tout : un homme violent envers les femmes. Lui qui avait toujours été le défenseur de ses dames ... Il se transformait en un vulgaire Piotr ou Will'. Il s'en rendit compte quelques instants après son geste et ses cris. Même si Charlie l'avait cherché, elle ne méritait pas ça. Pire, elle ne faisait que dire la vérité, cette putain de vérité qui fait mal et qui vous rend fou au point d'en arriver aux poings (ahah). Quand il vit Charlie à terre, une boule se forma au niveau de sa pomme d'adam. C'est lui qui venait de provoquer ça. Elle avait raison, elle avait foutrement raison, casser la gueule à la première venue ne ferait pas revenir Lily vers lui, s'il l'avait définitivement perdue. Il était en train de devenir comme les crétins de sa bande qui préféraient tout casser plutôt que de se comporter en homme. Mais face à Charlie, il ne pouvait faillir. Il ne pouvait lui dire qu'elle avait raison. Alors il serra les dents en signe de mécontentement et la regarda avec mépris, même s'il avait beaucoup de mal pour ça. Il aurait voulu l'aider à se relever, mais il aurait perdu toute crédibilité. Et puis la jeune fille ne tarda pas à se relever toute seule.
ALors qu'il pensait en être débarrassé, il la vit soudain fondre en larmes devant lui. Encore mieux que dans un film. LA Charlie Thomas pleurait sous son nez. Cela le surpris tout d'abord. Il était à mille lieues de s'imaginer cela. Puis, le remord, la culpabilité vinrent le ronger. Il était la cause des larmes de Charlie. Il lui avait fait peur, l'avait violentée, et aussi vexée sûrement. Il était le dernier des connards et se maudissait. Pris de panique, ne sachant pas comment réagir, il attrapa Charlie dans ses bras tendres et musclés et la serra contre lui, pour lui faire un câlin et tenter de la calmer. Il lui murmurra un léger "chuuuut" à l'oreille pour l'apaiser, puis lui dit :


- Ne pleure pas Charlie. Je suis désolé, je ne voulais pas te faire mal, t'effrayer. Excuse-moi.

Puis il relâcha l'étreinte et recula de quelques centimètres pour remettre une distance respectable entre leurs deux corps. C'est là que Charlie reprit ses esprits et tenta de le menacer. Elle n'avait aucune crainte à avoir, Arthur n'était pas le genre de vantard à crier sous tous les toits qu'il avait frappé et fait pleurer la Queen de Degrassi !

- Ne t'inquiète pas, je ne suis pas comme ça ... même si j'ai du te prouver le contraire ...

IL marqua une courte pause et poursuivit :

- Ca va mieux ?
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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Ven 26 Mar - 16:43

Charlie ferma les yeux et se laissa aller quelques secondes dans les bras rassurants d'Arthur. C'était moins dégoûtant que cette étreinte aurait dû l'être. Arthur était un être abject qui venait de la violenter et qu'elle s'imaginait manipuler, pas une peluche qu'elle pouvait serrer très fort après un gros chagrin. Charlie avait bien envie de s'attarder encore un petit peu dans les bras d'Arthur qui venait déjà de s'éloigner à son plus grand plaisir ou déplaisir, elle ne saurait le dire.

- Oui ça va beaucoup mieux ! Je préfère m'en aller avant que tu m'agresses à nouveau...


Charlie lui donna un coup de poing dans le ventre avant de lui donner un coup de pied dans le tibia comme elle avait vu Buffy le faire à Spike avant qu'ils ne se jettent dessus et ne fassent s'écrouler un pan de mur. Une scène qui l'avait toujours fait fantasmer pour l'habile mélange de violence et de sexe. Charlie profita de la mise à terre d'Arthur pour s'éloigner et partir presque en courant. Non mais quel débile ! Il osait s'excuser et lui assurer qu'il n'était pas violent alors que tout dans ses actes prouvaient le contraire. Bien sûr elle l'avait poussé à bout mais est ce que Gandhi répondait aux provocations par la violence ? Elle allait de ce pas prévenir Warhol qu'un petit con avait osé touché à sa précieuse Charlie et qu'il devait sur le champ l'éradiquer. Bien sûr il faudrait qu'elle tire un peu Warhol Empire par l'oreille parce que cela faisait un petit moment qu'elle l'avait délaissé. En fait depuis que Ian avait coupé les vivres à sa mère Carly et donc à lui indirectement. Charlie ne pouvait pas assumer officiellement d'avoir un petit ami sans le sou. Pourtant c'était toujours vers lui qu'elle se tournait en cas de problème. Peut-être qu'elle tenait à lui bien plus qu'elle ne voudrait l'admettre. La jeune fille fonçait furieuse vers la route qui menait au monde réels, celui où les ploucs à guitare n'agressait pas de charmantes demoiselles dans son genre. Charlie se retourna et s'étonna de ne pas trouver Arthur sur ses talons en train de la retenir. A moins que les affreuses chaussures qu'il portait l'empêchait de courir.

- Tu essayes même pas de me retenir ? demanda Charlie d'une petite voix. Même si je suis une garce, tu es censé être un poète toi... Et tu dois me demander de rester afin de me prouver que tu es un mec bien.

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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Ven 26 Mar - 20:57

En effet, Charlie avait raison de partir. Arthur et elle n'étaient pas du même monde. Pour le monde de Charlie, Arthur était de la vermine, un mec en plus qui faisait augmenter le taux de pourcentage de délinquance à Degrassi. Et pour le monde d'Arthur, Charlie n'était qu'une petite pétasse insipide, gosse de riche et SDF : Sans Difficultés Financières. Ils n'étaient même pas sensés se croiser, ils ne fréquentaient pas les mêmes endroits. Leur entrevue était une erreur, et même si l'espace d'un instant, le temps d'un câlin, Arthur s'était senti bien, il n'allait pas l'avouer, et préférait retourner se murrer dans son silence et dans son autisme. Il était bien mieux en poète maudit qu'en chien de compagnie.
Alors qu'il pensait que Charlie en resterait là, qu'ils allaient se séparer et continuer leur route chacun de leur côté, Arthur se fit agresser par Charlie la tigresse. C'est qu'elle en avait quand même dans les jambes cette petite. Si le coup de poing ne le fit pas trop bouger, le coup au tibia le plia en deux et il se retrouva à son tour à terre. Arthur ne pouvait pas lui en vouloir, c'était la dur loi du talion : oeil pour oeil, dent pour dent. Il l'avait mérité. A croire qu'Arthur était maso. Un peu, dans le fond.
Il vit alors Charlie s'éloigner, avec un peu de tristesse. Après tout, elle lui avait tenu compagnie quelques minutes et il avait trouvé ça bien finalement, même si elle ne lui avait balancé que des horreurs, vraies certes mais horreurs quand même, sur sa petite amie, et même si lui n'avait trouvé rien de mieux que la brutaliser et la câliner. N'étant pas du genre à retenir les gens, surtout pas ceux comme Charlie, il la laissa partir, restant à terre, réfléchissant à ce qui venait de se produire. Mais il ne resta pas seul bien longtemps à méditer puisque Charlie revint immédiatement sur ces pas. Décidément, elle était maso elle aussi. Arthur se releva, se frottant la tête, ébourriffant ses cheveux au passage, et écouta ce que Charlie avait à lui dire. Pour la première fois depuis leur entrevue, il lui sourit. C'était elle qui s'accrochait à lui, elle qui venait le rechercher. Mais que pouvait-il lui dire ? Il ne valait pas la peine pour qu'elle reste. Il n'était ni quelqu'un de bien, ni de bonne compagnie. Quant à dire qu'il était un poéte, il était tellement complexé qu'il ne laissait personne lire ses textes. Lily se moquait toujours de son carnet dans lequel il écrivait, des poèmes, des pensées, des chansons. Alors Charlie ...
La mine dépitée malgré son léger sourire, Arthur lui répondit :


- Et que veux-tu que je te dise ? Tu l'as dis toi même, je ne suis qu'un loser ayant touché le fond. Je me fais même frapper par une fille sans réagir ...

Il regarda Charlie, un regard profond et interrogateur. Un regard triste également. Il poursuivit :

- Qu-est-ce que tu veux à un mec comme moi, Thomas ?
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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Ven 26 Mar - 22:19

C'est vrai qu'il était pathétique. Il aimait une fille qui même si elle l'aimait couchait sûrement avec un autre. L'amour était une chose sale dont elle cherchait à tout prix à se débarrasser et elle considérait ceux qui étaient contaminés par ce sentiment comme des pestiférés. Arthur en faisant bien évidement parti. Sa naïveté la fascinait. C'était pour ça qu'elle était revenue sur ses pas. Parce qu'elle savait qu'il craquerait et qu'il chercherait comme d'autre avant lui la faille sous le masque qu'elle affichait. Enfin c'est qu'elle espérait. Elle avait envie qu'il creuse, que quelqu'un se donne la peine de fouiller pour découvrir la vraie Charlie. Mais si elle savait d'avance qu'une Charlie pure et fragile n'existait pas. Son talon d'Achille n'était connue que d'elle - enfin elle le croyait - et c'était Jimmy. A part lui, rien chez elle n'était humain. Cette pensée suffisait à la rendre euphorique. Elle avait tellement vue sa mère se faire dépasser par ses sentiments qu'elle était heureuse de ne pas en dépendre. Le regard triste d'Arthur la laissa de marbre. Elle avait envie de lui rire au nez. Il était bel et bien le looser décrit dans les faits divers du blog de Spirit. Il méritait largement sa place dans la hiérarchie sociale de Degrassi.

- Certainement pas que tu me transformes en gentille fille amoureuse d'un poète maudit. répliqua Charlie presque méprisante et tout sourire avant de perdre d'un coup le sourire, elle se laissa tomber dans l'herbe avant de relever la tête vers Arthur.

Son attitude la fit frissonner. Elle aimait se voir si froide, si détachée. Pourtant c'était elle qui était revenue sur ses pas. Pourquoi ? Pour le provoquer ? Parce qu'elle n'avait rien de mieux à faire ce soir là que de se défoncer et de pleurer un homme qui ne la désirerait jamais ? Charlie savait qu'elle n'était pas une personne aussi lamentable. Non elle était ici pour se moquer de lui, lui rappeler le ridicule de son amour. C'était un peu sa mission, son devoir. Charlie ramena ses genoux sous son menton et les entoura de ses bras avant de poser sa tête dessus. Sa voix se fit moins pointue et arrogante.


- Pourquoi tu restes avec Lily-Rose alors qu'elle en aime un autre ? Pourquoi tu restes là, à me parler alors que tu pourrais me faire l'amour et te venger d'elle... et de moi ?

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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Sam 27 Mar - 0:35

Wow. Charlie était un vrai phénomène. Elle était complétement bizarre. Dérangée. Il fallait la suivre. Et Arthur avait du mal à savoir où elle voulait le mener. Il se sentait comme pris au piège, comme s'il était en train de devenir la marionnette privée de Charlie. Elle pouvait faire de lui ce qu'elle voulait. Elle semblait le connaître mieux que sa propre copine. Faire de Lily une fille gentille et rangée était en effet le rêve secret d'Arthur. Il rêvait de changer de vie. Pas pour avoir une vie emmerdante de riche comme celle de Charlie, qui était obligée d'aller traîner dans les terrains vagues pour avoir un peu d'adrénaline dans sa vie, mais une vie différente. Une vie où Lily l'aimerait comme il l'aimait, et où elle ne risquait pas sa vie à faire des conneries stupides juste pour se prouver qu'elle était en vie. Il se faisait une vision si utopique de ce que pourrait être son autre vie, que le réveil était toujours brutal quand la réalité revenait au galop.
Pour ne pas paraître encore plus déprimant qu'il devait en avoir l'air, Arthur se força à rire à la première réplique de Charlie, et il s'allongea lui aussi dans l'herbe, à ses côtés, sortant une cigarette et en tendant une à Charlie, il lui dit :

- Je n'aime pas les gentilles filles Charlie, les filles de la bande sont loin d'être des anges tu sais ... même toi à côté tu n'es pas une vraie garce.

Il mentait un peu. Il aimait les gentilles filles. Ou du moins, il ne les détestait pas. Il avait appris à ne fréquenter que des filles au coeur froid, qui préféraient donner des coups que recevoir de l'amour, mais c'était parce que la vie ne leur avait pas fait de cadeaux. Elles s'étaient protégées en devant de mauvaises filles. Charlie elle avait eu une enfance dorée, une vie de rêve. Elle ne faisait que jouer une garce en surface. Elle ne connaissait rien à la dureté de la vie.
Il resta allongé quand Charlie se redressa pour s'asseoir dans l'herbe. Il l'écoutait. Encore Lily Rose. Décidément, elle avait décidé de l'achever. Elle le prenait vraiment pour un autiste qui ne comprenait pas quand on lui parlait ? Oui, il savait que Lily le trompait, et non, il ne la quitterait pas pour ça. Il l'aimait trop. A en crever. Arthur observait Charlie. Au fond, elle paraissait fragile. Il essayait de perçer sa carapace. Pourquoi était-elle comme ça ? Pourquoi ne parlait-elle que de sexe et de vengence ? De quoi voulait-elle se protéger ? Au risque de passer pour le lover-loser de service, Arthur lui répondit, en se rapprochant tout de même un peu d'elle, car il ressentait un énorme besoin d'être en contact tactile avec quelqu'un. Ca l'apaisait.

- Charlie, tu n'as vraiment rien compris à l'amour. Tu crois que ça se résume à du cul et à des tromperies ? Même si j'en avais envie, je ne te ferai pas l'amour, car ça ne serait pas te faire l'amour, se serait nous salir. On ne s'aime pas, on ne se connait même pas. L'amour, c'est avant tout des sentiments.

Il soupira, et décida lui aussi de parler du mec officiel de Charlie. Après tout, Chloé s'était amusée de lui raconter l'état pathétique dans lequel le pauvre adolescent était à cause de Charlie justement. Et même si Arthur ne l'aimait pas personnellement, il se dit qu'il pourrait plaider sa cause auprès de Charlie. Cette dernière critiquait bien Lily devant lui, il pouvait donc lui dire ce qu'il pensait de son attitude à l'égard de Warhol.

- Tu ne vois même pas que Warhol n'attend que ça de ta part, de l'amour.
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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Sam 27 Mar - 11:16

Charlie ne demandait qu'à rencontrer ses fameuses filles qui d'après les dires d'Arthur "n'étaient pas des anges". Il était adorable de surestimer sa précieuse Lily-Rose. Mais pour le moment Charlie était assez déçue de la main d'œuvre que lui offrait le Bad Circle. Elle n'avait pas encore osé faire appel à des membres plus sombres de la bande comme William mais Charlie envisageait sérieusement de passer à la vitesse supérieure. Et pourquoi pas utiliser les membres les uns contre les autres. Par exemple payer Will' pour qu'il éclate la petite gueule d'amour de Kennedy...

- Je ne connais que Chloé Kennedy et je peux t'affirmer que cette fille est une petite joueuse tout juste bonne à dealer.

Charlie le dévisagea un instant, mi-surprise, mi-furieuse. Comment osait-il parler de Warhol ? Certes Charlie n'avait jamais fait preuve d'une grande tendresse envers son ex petit-ami - tant que ce dernier était pauvre et sans le sou, il était hors de question qu'il redevienne son petit ami officiel - mais elle tenait à lui et elle ne supportait pas que ce rocker-abandonné-de-tous fasse référence à lui. Surtout pour dire des conneries pareilles. Ca se voyait qu'Arthur ne connaissait pas Warhol comme elle le connaissait. Charlie et lui avaient tout appris ensembles. Ils se connaissaient par cœur ou presque, ils étaient un tandem comme Laurel et Hardy en plus torrides et cochons ça allait de soit. Mais une part d'ombre subsistait chez W. Il était assez proche d'elle et de cet organe encombrant qu'on appelait communément le cœur pour la blesser si il décidait de partir avec une autre ou de la trahir. Elle frotta son bras pour faire disparaître la chair de poule que le contact avec Arthur, qui s'était rapproché, avait fait naître. Il l'observait. Charlie avait l'impression que ses yeux l'enveloppait. c'était presque comme un autre contact physique, comme si il la touchait. Elle se laissa immobile, la cigarette qu'il lui avait offerte entre ses doigts manucurés.

- Et que se passera t-il quand je lui en aurais donné ? Il brisera mon cœur ?

Plutôt mourir. Charlie souffrait déjà bien assez de sa relation-à-sens-unique-avec-son-beau-père-qui-était-presque-comme-un-père. Aimer Warhol. C'était sans doute la chose la plus stupide à faire. Elle avait vu des filles de son âge se donner sans réfléchir à son petit ami qui avait fait semblant de les aimer en retour - à sa demande - elle avait vu ensuite comment l'amour les avait rendu faibles au point de tout accepter de Warhol Empire. Elle s'aimait trop pour se mettre dans une situation de vulnérabilité. Parfois elle avait envie de ressentir le bonheur d'un amour réciproque mais très vite elle se ressaisissait et préférait la douleur quotidienne d'un amour non partagé que celle vive et insurmontable d'un cœur brisé. "Nobody breaks my heart" était la doctrine de cette fille désabusée dans Skins et Charlie la partageait complètement. Elle alluma sa cigarette et exhala une bouffée de fumée opaque vers le haut. La première bouffée frappa ses poumons avec plaisir. Les cigarettes d'Arthur n'avaient rien à voir avec les merdes mentholées et light qu'elle fumait à longueur de journée. Comme elle avait l'estomac vide, la seconde latte lui donna envie de vomir mais elle savait que le sensation passerait très bientôt tout comme les illusions d'Arthur qui continuait pourtant - malgré ses remarques désobligeantes - à s'accrocher à son histoire d'amour.

- J'ai pas besoin de me mettre dans un coin sombre avec une guitare pour savoir que l'amour est une connerie. Le sexe sans sentiments est peut-être avilissant mais au moins il te laisse indemne. Et puis ça aide à se sentir mieux...

Charlie écrasa sa mégot de cigarette au milieu des brins d'herbe. Elle inclina la tête vers Arthur et posa sa main derrière sa nuque pour qu'il se penche vers elle et ses lèvres. Elle aurait pu rajouter que le sexe l'aidait aussi - bizarrement - à ne plus rien ressentir l'espace de quelques heures. Son corps ne lui appartenait plus il était la propriété de l'autre. Son esprit pouvait alors se mettre sur off et elle se sentait bien enfin. Plus obligée de réfléchir. Plus obligée de parler. Plus obligée de manipuler. Juste fermer les yeux et se laisser aller... L'atmosphère était particulière comme suspendue. Charlie ne bougea pas d'un millimètre, le visage près de celui d'Arthur.

- N'aies pas peur.

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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Lun 29 Mar - 9:00

Chloé ... Charlie partageait donc le même avis qu'Arthur. Cette fille ne servait à rien d'autre qu'à refourguer de la came de pacotille. Il se tuait à expliquer ça à Lily depuis des mois, mais cette dernière ne l'écoutait pas, même si elle ne portait pas Chloé dans son coeur non plus. Cette allusion à la jolie blonde le fit à nouveau sourire. Finalement, Charlie était peut-être plus sensée qu'il le croyait. Elle le lui avait déjà prouvé en plus d'entrée de jeu en lui disant que ça ne servait à rien de déprimer pour une nana qui se sert de vous et vous trompe toute la sainte journée. Pour une nana comme elle, en fait. Ce petit tête à tête commencait à plaire à Arthur qui réalisait à quel point il avait été ridicule de se murer dans la dépression depuis quelques jours.

- Il le fera fonctionner pour la première fois.

Voilà ce qu'Arthur avait répondu à la question de Charlie concernant Warhol. Arthur était persuadé que Charlie n'avait pas de coeur, enfin, au sens propre, si, sinon elle ne se tiendrait pas à quelques centimètres de lui, son odeur commençant à l'enivrer, mais au sens figuré, elle n'en était pas pourvu, et cela manquait cruellement à la jolie petite brune.
Et puis, quelque chose d'étrange se produisit. Tout le monde connait le proverbe qui dit qu'il ne faut jamais dire "Fontaine, je ne boirai pas de ton eau". Arthur le savait, et pourtant, il ne le respectait pas. Il avait toujours dit qu'il ne ferait jamais l'amour sans sentiment. Il avait toujours dit qu'il ne tromperait jamais Lily. Il avait toujours dit qu'il ne la quitterait jamais. Et puis, la peste s'était abattue sur la ville. Il ne tenait pas Lily responsable de ce mal, mais Charlie. Son état d'esprit, son manque de sentiment semblaient être contagieux. Ou peut-être était-elle extrêmement persuasive, et Arthur vraiment faible. Mais pour une fois, il dut reconnaitre qu'elle avait raison. Il ne sortait pas indemne de sa relation avec Lily, et il souffrait inutilement. Alors qu'elle, semblant être détachée de tout, donnait l'impression d'aller si bien ... S'il savait que ce n'était qu'une impression, parce qu'il avait réussit à lire en elle malgré sa carapace, Arthur ne pouvait que l'envier malgré tout. Lui, sa tristesse puait à des kilomètres à la ronde et se voyait sur son visage, faisant de lui un homme écorché vif, le stéréotype parfait de l'homme faible.
Alors, il n'eut pas peur. Il approcha son visage encore plus près de celui de Charlie, et après avoir fermé les yeux, non pas pour imaginer Lily à la place, mais pour savourer l'instant, il l'embrassa. Un baiser à la fois tendre et torride. Il était comme un vampire assoiffé de sang. Il ne pouvait plus s'arrêter, plus se contrôler. Il se pencha alors un peu plus sur son corps, posa sa main le long de sa cuisse, la faisant doucement remonter jusqu'à ses hanches, puis sa taille et son ventre, avant de s'attarder sur sa poitrine. Charlie avait un goût fruité et pétillant à la fois. Elle était excitante, elle était ennivrante. Il avait envie d'elle, son corps le lui criait. Mais il ne pouvait pas changer si vite, il commancait à ressentir de la culpabilité envers Lily Rose, alors qu'il était en train de faire baisser tout doucement le petit shorty sexy que portait Charlie. Il essayait de lutter, de se faire violence, de ne pas penser à sa petite amie infidèle, de profiter de l'instant. Mais, alors qu'il se retrouva sur le corps nu de charlie, il fit marche arrière, se laissa glisser sur le côté et, allongé sur le dos, soupira :


- On peut pas faire ça Charlie. Même si j'en ai très envie.
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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Lun 29 Mar - 19:57

Le faire fonctionner ? Quel intérêt ? Arthur n'avait pas l'air de comprendre que Charlie n'avait aucune envie d'être amoureuse. C'était mieux pour la sécurité de la terre entière que Charlie n'ait pas d'histoire d'amour. Elle était déjà plutôt "passionnée" en temps normal, quand elle voulait quelque chose, elle n'hésitait pas à aller très loin alors si elle était guidée uniquement par cette chose dégoûtante qu'était l'amour, ce sentiment qui rendait fou, elle serait probablement enfermée et emprisonnée avant même que l'on découvre qu'elle avait volé Craig Junior. Charlie restait penchée vers Arthur attendant de sa part un geste, un baiser ou un refus. Elle se laissa porter par ce baiser qui la prit par surprise et la fit gémir l'obligeant à croiser ses bras derrière la nuque d'Arthur pour maintenir la bouche du bad circle contre les siennes. Elle se laissa basculer en arrière pendant qu'Arthur faisait baisser son shorty sur ses cuisses. Elle fit remonter le t-shirt du poète vers le haut pour lui retirer. Elle ne ressentait même pas le froid juste la bouche délicieuse d'Arthur qui lui faisait perdre la tête. Enfin elle ne pensait plus à rien. Juste du plaisir. Plus de Charlie la maléfique... Juste un corps contre le sien. Une chaleur apaisante qui lui donnait l'impression de flotter. Le retour à la réalité fut donc brutal pour Charlie qui cligna des yeux quelques secondes sans comprendre. Elle humidifia ses lèvres en regardant Arthur qui lui disait qu'il ne pouvait pas. L'excuse de l'impuissant.

- On avait pourtant bien commencé...

Charlie se redressa sur ses coudes et retira un brin de paille coincé dans sa chevelure claire. Elle avait maintenant bien besoin d'un shampoing. Maintenant intimidée Charlie attrapa sa robe pour couvrir sa poitrine avec. Voilà qui était déjà mieux. Elle pouvait mettant faire face à Arthur et plonger ses yeux dans les siens pour le convaincre comme le serpent dans Mowgli de l'embrasser à nouveau et de revenir pour la baiser. Ses mains se posèrent sur ses épaules pour le repousser. Elle n'avait même pas envie de le gifler mais elle avait besoin d'un peu d'espace pour reprendre ses esprits. D'habitude Charlie adorait abattre sa paume sur la joue des autres. C'était comme si elle avait un clitoris à cet endroit. Ça la faisait presque jouir autant que le sexe brutal, le corps plaqué contre un mur.

- Je suppose que je dois déjà considérer cette nuit comme une victoire. Le pouce de Charlie caressa la joue d'Arthur. Son regard fixait l'horizon, comme mélancolique. J'ai presque failli faire craquer un amoureux transi. C'est génial. dit elle avec aplomb comme si tout ça n'avait été qu'un pari de plus, un expérience amusante qui l'avait diverti.

Charlie tendit ses longues jambes pour remettre son boxer et recouvrir ses fesses nues. Comme elle s'était débarrassée de l'unique source de chaleur - le corps d'Arthur - elle se retrouvait maintenant frigorifiée, les lèvres tremblantes et les doigts engourdis. Elle comprenait maintenant pourquoi le sexe en pleine nature n'avait jamais été son truc. Avoir les fesses pleines de sable, des brins dans les cheveux et de la boue dans le dos retiraient tout le côté romantique des étreintes sauvages en extérieur. Pourtant Arthur avait réussi à rendre ce moment inoubliable même si il n'avait pas eu la conclusion espérée. Peut-être que son côté poète avait fini par la toucher un peu. Mais rien qu'un peu. Parce que celui qui parviendrait à fissurer la carapace de Charlie Thomas n'était pas né. Presque rhabillée, Charlie posa sa tête sur l'épaule d'Arthur et ferma les yeux. Elle ouvrit soudainement les yeux comme choquée par ce geste qu'elle avait aussi naturellement que montrer ses seins à Andreas pour obtenir une bonne note en sport. Ce mec la faisait passer pour une vraie quiche mais l'adolescente fit comme si de rien et laissa ses cheveux châtains s'étaler sur le bras du bad circle. Ses doigts fins saisirent une cigarette dans le paquet d'Arthur. Fumer et réduire son espérance de vie l'aiderait à se ressaisir. La fumée qu'elle inhala plus souffla lui fit le plus grand bien et elle se sentit tout de suite moins légère. Moins heureuse. C'était beaucoup plus gérable que l'euphorie provoquée par les baisers d'Arthur.


- Qu'est ce que tu vas faire maintenant ? demanda t'elle d'une voix hautaine, genre je-pose-la-question-mais-je-m'en-balance. Retourner près de Lily et m'éviter jusqu'à ce que j'obtienne mon diplôme et rentre à Princeton ?

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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Mar 30 Mar - 16:44

[dsl jvais faire court Razz]

Il se maudissait. Pourquoi avait-il arrêté ? Il en avait pourtant envie. Pourquoi n'était il pas comme Charlie ? Aussi insouciant. Inconscient même. Pourquoi n'arrivait-il pas à tromper Lily comme elle, elle ne se gênait pas de le faire ? Il était vraiment le loser que Charlie lui décrivait. Il était même pire, car Will et Eli, eux au moins baisaient. Tout ce qui bougeait même. Lui, il était le pitié homme d'une seule femme. Le total contraire du "petit ami" de Charlie.
Quand il vit la réaction de Charlie, Arthur ne sut pas comment réagir, quoi dire, quoi faire. Il avait envie de mille choses, là, sur le moment. Des choses contradictoires. Fuir et l'oublier, comme l'avait suggéré Charlie. La déshabiller à nouveau et la baiser, comme il en avait envie. L'image de Lily Rose lui revint à l'esprit, mais cette fois, elle n'était pas seule. Il la voyait en train de se faire sauter par ce fils de pute d'Elijah, qui avait la gueule d'un tocard et une haleine de chacal. A vrai dire, il ne pouvait pas savoir s'il puait réellement de la gueule, mais il en était persuadé.
Face à la provocation de Charlie, Arthur qui avait lui aussi sortit une cigarette pour décompresser et réfléchir l'écrasa par terre (la clope, pas Charlie), et attrapa Charlie, de façon à la faire tomber sur lui. Là, il ne la lâcha plus. Il la déshabilla violemment, l'embrassa fougueusement et lui mordit même les tétons. Il était lancé. Il ne s'arrêterait plus cette fois. Il lui murmurra juste un :


- On va bien finir aussi ...

Et il continua à caresser le corps maigre de Charlie, à passer chacune de ses courbes sous ses mains, à lécher sa poitrine et son nombril, et enfin, après des préliminaires chauds et sauvages, il pénétra pour la première fois une autre fille que Lily. C'était comme s'il perdait son pucelage une seconde fois. Il était euphorique. Les sensations que lui procurrait Charlie le rendait fou. Il était déjà au 7ème ciel. C'était si différent d'avec Lily.

[...]

Une fois l'acte accompli, Arthur, allongé sur le dos, Charlie la tête lovée dans son cou, alluma une autre cigarette et en proposa une à Charlie. Il était différent. Elle venait de lui redonner la vie. Il lui dit alors :


- Et maintenant, qu'est ce que toi tu vas faire ? Te faire sauter par un autre étranger et m'éviter jusqu'à ce que je meurs tué dans un bracage qui aura mal tourné ?
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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Mar 30 Mar - 21:49

Le paysage nocturne avait rendu sa nuit avec Arthur encore plus magique. Le sexe avait des vertus magiques, ça leur donnait l'impression d'être seuls au monde, de respirer le même air, d'être la seule et même personne. Ses lèvres mordaient les siennes et répondait fiévreusement à chacun de ses contacts en désirant toujours plus. Elle se battait contre son âme là où était ancré tous ses préjugés. Elle s'efforçait de le consommer comme les autres... Juste un coup de plus... Charlie reposa sa tête contre l'épaule d'Arthur. Elle mordilla sa nuque. Le désir au lieu de la rendre plus forte comme d'habitude l'avait affaibli. Ses doigts attrapèrent la cigarette que lui tendait Arthur d'une main elle chercha sur le sol son zippo qui s'était envolé lors de leur ébats. Elle alluma leurs cigarettes, ils se faisaient face et il venait de lui demander ce qu'elle comptait faire maintenant.

- En faîtes je pensais me ranger, te courtiser et te prouver que je suis une fille bien. Et puis une fois que tu auras rompu avec Lily-Rose, on filera le parfait amour et on ira à la fac ensembles. Je deviendrais chanteuse et je mettrais au monde six enfants à qui on donnera des prénoms hippies comme River, Cheyenne ou Freedom.

Charlie lui lança l'un de ses regards à vous glacer le sang. Queen C. était de retour et elle allait faire d'Arthur et de ses bons sentiments une seule bouchée. Même nue, elle se sentait puissante et belle. Mais maintenant l'air semblait glacé. La nuit avait perdu tout son charme. Elle tira sur la cigarette offerte par Arthur, la fumée qu'elle soufflait était opaque, se mélangeant à son souffle et à la brume environnante.

- Ce que je fais faire ça te regarde pas Arthur. répondit elle d'un ton froid pour lui faire comprendre que ses phrases précédentes étaient méchamment teintées d'ironie. Toi et moi on est pas du même monde et le fait d'avoir couché ensembles ne change rien à ce fait. Au contraire. Maintenant que je t'ai eu, je n'ai plus aucun intérêt à t'adresser la parole.

Elle se mordit les lèvres pour réprimer l'envie de nausée. Charlie ferma les yeux et ravala sa salive qui avait un drôle de goût métallique. Elle n'avait pas ravaler ses remarques, garder pour elle ce flot de méchanceté. Elle se mit à rire, un rire aussi froid que le temps, aussi pourri que son âme, aussi fou que cette soirée. Un rire inutile, une moquerie qui se moquait de la moquerie et de cette situation. Se moquant de ce pauvre mec allongé dans l'herbe et qu'elle n'arrivait pas à mépriser en cet instant. Elle se rhabilla sans un regard et un mot pour Arthur, tapotant de tant à autre sur sa clope pour faire tomber la cendre. Elle se leva et croisa les bras sous sa poitrine après avoir jeté son mégot.

- Tu devrais quand même abandonner l'idée du braquage... Elle se tut et le regarda. Elle pinçait fort ses lèvres, pour avoir mal, pour oublier cette autre douleur au cœur, elle pinçait, mordait, ne s'accordant aucun répit, se mutilant presque. Les mots sortirent bien malgré elle, Charlie se força à prendre un ton détaché. Je sais que la mort c'est cool pour un mec dans ton genre mais moi j'ai tendance à trouver ça stupide que quelqu'un comme toi perde son temps sur un terrain boueux en réfléchissant à un truc dingue et dangereux qui pourrait attirer l'attention de sa petite amie sur lui. Lily-Rose aime les connards et bien tant pis pour elle ! Parce que même en faisant tous les efforts du monde je crois...

Elle avança vers lui, animée par un besoin de se délivrer d'un poids sur le cœur, de remords à l'âme La folie gagnait le pas sur sa fierté et sa raison.

- Je crois que tu n'en seras jamais un.

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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Sam 3 Avr - 13:46

Si Arthur arrivait parfaitement à détecter une chose chez les autres, c'était quand ils faisaient preuve d'ironie. Sûrement parce que Lily Rose était la reine de ce jeu, et qu'au fil des années, il maîtrisait lui aussi parfaitement cet art. Il avait donc parfaitement bien perçu l'ironie du discours de Charlie qui lui disait qu'elle allait tout quitter pour lui, etc. Cela ne le fit même pas rire. Non pas qu'i voulait vivre une histoire d'amour avec Charlie, il connaissait suffisamment bien le personnage pour savoir que cette femme n'aimait pas. Elle n'aimait personne, et surtout, plus important, elle ne s'aimait pas elle-même, mais ça, elle n'en avait pas encore conscience. Non, ce qui ne le faisait pas rire, c'est que sachant tout cela, malgré tout, bien avant de succomber au charme de la Queen, il avait quand même trompé Lily. Et ça, jamais il ne se le pardonnerait. Encore moins pour une histoire de cul sans lendemain. Si encore, l'avenir lui promettait une jolie histoire avec Charlie, il aurait sûrement moins regretté. Mais là, il s'en voulait à mort. D'avoir été si faible. Si con. Et d'avoir pris autant son pied avec Charlie au point de penser qu'il l'aimait, finalement, ne serait-ce qu'un peu. Mais ça, jamais il ne lui avouerait. Ni à lui-même d'ailleurs. Il était avec Lily et ça ne changerait jamais. Il avait promis à sa petite amie d'être toujours là pour elle, quoiqu'il arrive, et il tiendrait promesse, même s'il venait de salir leur histoire en couchant avec la reine du sexe sans sentiments.
Il avala difficilement sa salive. Une salive au goût amer, qui reflétait parfaitement sa nuit avec Charlie. Il avait cet arrière goût amer quand il y repensait, car il pensait à plusieurs choses qui gravitaient autour de cette partie de sexe : ce qu'aurait pu être le couple Charlur, ce que n'était plus son couple avec Lily ... Que de gâchis, que de regrets. Mais c'était ainsi. Sans un mot, il regarda Charlie se rhabiller sous son nez. Il n'avait même pas la force de répondre à ses phrases méchantes-toutes-préenregistrées. Il allait la laisser partir comme ça quand elle lui adressa à nouveau la parole, cette fois-ci, avec un discours quelque peu différent et une attitude assez déstabilisante. A tel point qu'Arthur sembla s'énerver, alors que pour une fois, Charlie se montrait presque gentille.


- T'as raison, je serai jamais un connard, parce que j'aime trop les gens pour les faire souffrir. Par contre toi, tu es une véritable pute, tu me dégoûtes, tu me fais gerber. Lily a sûrement toutes les bonnes raisons du monde de me tromper mais toi, tu es pathétique. Tu n'es bonne qu'à recevoir des queues dans ta chatte. Tu es trop conne pour voir quand quelqu'un s'intéresse sincérement à toi. Alors je préfère ne jamais être un connard qu'être une nympho qui fuit la réalité. Retourne dans ton monde et un conseil, ne te vante pas trop de m'avoir eu comme tu dis, car je ferai tâche parmi tes mecs ultra friqués et snobs qui n'ont jamais su que te baiser comme une chienne.

Arthur ne se reconnaissait pas. Absolument pas. Il ne savait plus à qui il s'adressait. A elle, à lui, à Lily. Un peu les 3 peut-être. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il souffrait. D'avoir été faible et d'avoir trompé Lily. D'avoir été faible et d'être tombé presque amoureux de Charlie en l'espace d'une vulgaire nuit de cul. D'avoir été faible et de s'être dégoûté lui-même. Si seulement il avait le pouvoir de faire changer les gens, de rendre Charlie prête à sortir avec lui, Lily fidèle, et lui, moins torturé ...
Il resta figé sur place, choqué par ce qu'il venait de débiter comme paroles immondes. Il craignait la réaction de Charlie, et inconsciemment, il se préparait à recevoir une claque de sa part, et donc se protégea d'un éventuel coup qu'il n'aurait pas vu venir.
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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Sam 3 Avr - 19:21

Charlie remarqua avec fascination qu'Arthur était encore bien plus sexy énervé. Elle aurait voulu sentir à nouveau l'arôme de sa peau mais elle avait bien trop d'orgueil pour s'abaisser à s'excuser, seule façon de retrouver les bras rassurants du Bad Circle. Il ne fallait pas oublier qui elle était, le chasseur et lui était sa proie. Elle ne devait pas se laisser subjuguer par ses cheveux noirs et l'éclat carnassier dans ses yeux. Charlie le défiait en s'efforçant de rester immobile pendant qu'il lui débitait des tas de saloperies toutes plus immondes les unes que les autres. Elle resta là, à le fixer, hésitant entre les pleurs et la colère. Ecoeurée par son attitude, qui n'était que le résultat de la sienne bien qu'elle refusait de l'admettre. Charlie ne put retenir plus longtemps sa moue pleine de dégoût. Dégoûtée par elle, par lui ? Les deux. Elle avait ôter pour toujours le côté symbolique et romantique du sexe. Ca n'était plus qu'un accouplement bestial. Arthur, le romantique, lui en voulait sûrement d'avoir réduit leur coucherie à une sordide histoire de jambes en l'air. Mais Charlie aimait détruire ce qui était beau. Ses lèvres s'incurvaient doucement sur son visage défait et elle se mettait à rayonner en constatant les dégâts qu'elle avait fait sur les autres. Sa gorge pourtant continuait à se nouer et elle était figée d'effroi face au mal qu'elle ressentait face à ce qui n'aurait dû être que des mots pour elle. Le teint blême Queen C. s'éloigna d'un pas digne, raide de fureur, et tremblante d'humiliation. Puis finalement elle eut l'intelligence de se reprendre et de se tourner vers Arthur, en ricanant pour lui dissimuler son trouble.

- Vas te faire foutre ! articula Charlie d'un ton plein d'animosité dans une tentative désespérée de le faire taire mais Arthur continua de plus belle, lui faisant ravaler ses insultes.

Charlie leva vers lui un regard perdu et paniqué. Qu'allait-elle faire, à l' instant ? Le battre comme il s'y attendait ? Partir et appeler Warhol pour faire semblant de lui offrir sa virginité ? Charlie s'accrocha au bras d'Arthur presque machinalement. Elle avait envie qu'il la colle contre lui et qu'il lui refasse encore l'amour. Qu'ils oublient tout encore pendant quelques heures avant de reprendre cette conversation. Elle le prit par la nuque et approcha ses prunelles bleues de son visage.

- Je suis détestable, n'est ce pas ? Alors frappe moi Arthur, venge toi. Abime moi comme ça je serais à l'extérieur comme je suis à l'intérieur, toute cabossée. Y'a que toi qui peut le faire. Les autres ils comprendraient pas. Toi je savais que t'étais différent dès que tu m'as embrassé, je l'ai senti. Charlie murmurait maintenant à son oreille. Elle enfouit son nez dans son cou et continua : Alors frappe moi. Détruis moi. Peut-être qu'après je deviendrais une autre... Une fille que tu aimeras comme Lily. Parce que cette Charlie là, elle est pas bien je le sais. Mais je peux pas faire mieux. C'est en moi. Je suis une salope.

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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Sam 3 Avr - 20:41

Gloups. Arthur était un connard. Il y était allé vraiment fort. Mais putain Charlie l'avait mérité. Elle méritait qu'un mec lui ouvre les yeux. Lui fasse prendre conscience qu'elle n'était pas qu'une chienne, et qu'elle devait changer d'attitude. Qu'elle ne serait pas moins heureuse en acceptant certaines choses normales de la vie, comme se respecter soi-même, aimer et être aimée. Des trucs cons, des trucs foutrement cons, mais des trucs de la vraie vie pourtant, et qui constituaient normalement tout être humain.
Il la laissa partir, pour mieux revenir. Il ne la comprenait pas vraiment. Cette fille était maso. Elle aimait qu'on lui fasse du mal. En fait, Charlie fonctionnait ainsi. Elle fuyait tous ceux qui la respectait, et adorait ceux qui la traitaient comme une simple chatte mouillée.
Quand elle se rapprocha de lui, Arthur sentit une véritable tension. Une sorte d'attraction. Il avait envie d'elle, encore. Il n'était pas rassasié. Mais il ne fit rien. Il l'écouta. Il l'écouta vomir un flot de paroles immondes. Il avait envie de la frapper, pour la faire taire. Il avait toujours été respectueux des femmes. Il aimait les faire se sentir belles, se sentir fortes. Il n'aimait pas voir Charlie tenir un tel discours. Finalement, elle avait plus qu'une faille. Et il venait de mettre le doigt dessus. Il la laissa finir son dégueuli de paroles répugnantes, et il décida de surenchérir, quitte à passer pour un pire-que-connard
.

- Je ne te toucherai même pas Charlie, tu me répugnes trop. Tu as une image de toi à gerber. Je pourrais te vomir dessus que tu aimerais ça. Tu aimes qu'on te maltraite, tu fuis ceux qui te respectent. Tu veux quoi ? Tu veux vraiment que je te frappe ? Tu veux que je te saute encore une fois, sans prendre la peine de savoir si tu prends du plaisir ? Tu veux que je t'appelle ma-chienne ?

Il s'arrêta, ressentant l'envie de lui cracher réellement dessus. Après tout, puisqu'elle aimait ça. Mais il cracha à quelques centimètres d'elle. Puis, il l'attrapa fermement, collant son corps contre le sien, et lui dit :

- Tu ne supportes même pas l'idée que je puisse te respecter, t'aimer pour ce que tu es, là, au fond de toi. Il toucha son coeur, qui était sûrement étouffé par sa poitrine. Regarde toi Charlie, tu es pathétique. Tu crois que c'est moi le loser, parce que je ne suis pas un connard qui te baise sans sentiments, parce que je ne suis pas volage comme toi, mais celle qui a la vie la plus merdique ici, c'est toi. Et pour rien au monde j'en voudrais de ta vie. J'comprends que Warhol soit passé à autre chose. Même une chienne a plus de coeur.

Il avait la tête qui tournait. Jamais il n'avait parlé ainsi. Même quand Lily déconnait à plein tube. Jamais il n'avait traité une fille ainsi, mais pour lui, c'était la seule solution qu'il avait trouvé pour atteindre un peu le coeur caché de Charlie. Il la serra fort contre elle et lui dit :

- Prouve moi que tu es le contraire.

Et il l'embrassa.
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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Sam 3 Avr - 21:45

Hj : Ton post est tellement beau Chocolate

Charlie le regarda bien en face, prostrée. Arthur la réduisait en miettes et elle ne disait rien. Elle ne réagissait pas. Elle supporta tout. Son regard sombre, son crachat, son dédain à son encontre. Mais elle était comme abrutie par la présence d'Arthur. Elle ne se sentait même plus son coeur tant il battait vite, tout ça pour un vulgaire poète qui l'insultait en continu depuis une dizaine de minutes, la comparant à une chienne. C'était ça qu'elle lui évoquait ? Pas une torterelle ou un joli papillon coloré ? Non elle n'était qu'un animal à quatre pattes qui se léchait le derrière et agitait la queue lorsqu'on lui amenait de la pâté en l'occurence pour elle, un beau mâle qui pourrait la faire jouir. Charlie trembla d'anticipation quand il l'attrapa. Ca y est. Il allait enfin lever la main sur elle. Charlie se contenta de le fixer sans rien dire, juste le corps un peu plus raide, ses yeux bleus brûlans de haine et de désir pour celui qui la faisait se sentir minable. Il lisait si bien en elle, la devinait comme personne. Pourquoi ? Etais-ce à force de trainer sur les terrains vagues qu'il avait appris à déchiffrer les pensées des paumées. Charle la froide, la cassante n'existait plus dans les bras d'Arthur. L'intouchable, la glaciale n'impressionnait plus personne quand elle frisonnait sous les doigts languides de ce looser. Leur baiser lui donnait l'impression d'une bataille pour le pouvoir, d'un rapport de force délirant et délicieux. Elle effleura sa nuque, terrifiée, se penchant vers lui pour qu'il garde sa main sur son coeur, qu'il sente par lui-même ce qu'elle refusait d'exprimer à haute et intelligible voix : "Arthur, tu crois que c'est possible de ne jamais avoir aimé et de connaître ça par hasard au détour d'une forêt, dans un endroit paumé ?" Charlie s'imbriqua à Arthur terriblement aimantée mais affreusement désespérée par ses actes.

- Et si je peux pas ? Arthur... Je sais pas pourquoi mais j'ai besoin de toi et je veux pas ça. Je peux pas. C'est au-dessus de mes forces. Tu comprends ?


Le son chevrotant de sa propre voix la fit frisonner. Charla passa une main lasse sur ses yeux comme pour effacer ce qu'il voyait, la beauté sauvage d'Arthur. Elle voulait qu'ils cessent de donner de l'éclat à ce visage qu'elle aurait dû trouver sans éclat, à ce corps mince qui aurait dû être sans charme à côté de ceux musclés de ses amants de passage. Charlie repoussa Arthur en s'aggripant à ses épaules robustes. Un sursaut d'indignation manqua de la faire vaciller. Comment pouvait elle agir de la sorte ? Elle avait tant bataillé pour ne pas devenir la même loque humaine que sa mère. Elle avait la chair de poule et toisait toujours Arthur de ses prunelles vives avant de lui tourner définitivement le dos et de s'enfuir. Elle courut aussi vite qu'elle le put pour mettre de la distance entre eux. L'air entrait trop rapidement dans ses poumons, lui brûlant la gorge, lui piquant les yeux autant de souffrance physique qui lui permettaient de reprendre pied.

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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Sam 3 Avr - 22:20

Hj : le tien aussi I love you

Il était lancé, il ne pouvait plus s'arrêter. A croire que c'était facile de jouer au salaud. De dire des horreurs sur une femme, même si cette femme était la pire garce du pays. Si Charlie ne s'était pas enfuit, il aurait peut-être pu encore déverser un flot de paroles méchantes à son égard. Mais heureusement, elle avait préféré partir. Pourtant, s'il se trouvait cruel, il se trouvait malgré tout juste. Il faisait ça pour elle, pour son bien. Une sorte d'électrochoc. Il voulait que Charlie lui tienne tête, pour lui prouver qu'elle n'était pas qu'une chienne en chaleur qui aimait se faire enfiler par n'importe quoi ou n'importe qui. Il y avait cette faiblesse cachée qui l'attirait chez Charlie, et il voulait aller plus loin avec elle. Il voulait creuser cette blessure. Et pourquoi pas la réparer. C'était son côté ange gardien. Peut-être faisait-il juste un transfert parce que Lily n'était pas là en ce moment pour qu'il tienne ce rôle, ou peut-être que Charlie avait juste réussi à faire chavirer le coeur d'Arthur pour une autre, ce qui n'était jamais arrivé jusqu'à maintenant. Il n'en savait rien, et tout ceci l'intriguait. Il ne pouvait pas laisser Charlie lui échapper comme ça.
Il se mit donc à courrir après elle, le corps à moitié nu. Il semblait avoir moins de mal qu'elle et il arriva très vite à sa hauteur. Il l'attrapa fermement par la taille, lui faisant faire un demi-tour en la portant. Il la plaqua contre lui à nouveau, serrant assez fort pour qu'elle ne puisse lui échapper, mais pas trop non plus pour qu'elle n'ait pas mal. Là, il se voulut rassurant. Il passa sa main dans ses cheveux, avant d'enfouir son visage dans sa chevelure dans laquelle se trouvait quelques brindilles, reste de leurs ébats en pleine nature. Puis, il lui dit, presque à voix basse :


- Laisse moi t'aider Charlie. Laisse moi être celui dont tu as besoin. Laisse toi aller, pour une fois. Je sais que tu en es capable, ça ne s'explique pas, je le ressens juste.

Il attendait la réponse de Charlie, tremblant. Il savait qu'elle avait sûrement du reprendre ses esprits, et qu'elle pouvait fort bien le frapper pour de bon cette fois, pour toutes les horreurs qu'il lui avait balancé sans ménagement. Il savait qu'elle était capable de l'écraser et de le réduire en cendres.
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MessageSujet: Re: Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]   Dim 4 Avr - 20:33

Cours Charlie... Couuuuuuurs. Le vent fouettait son visage à toute vitesse, elle trébucha plusieurs fois mais elle s'en moquait des écorchures qui abimeraient ses jolies jambes du moment qu'elle mettait de la distance entre Arthur et elle. Haletante, elle se débattit quand il parvint à la rattraper. Finalement les larmes lui vinrent aux yeux et elle dû combattre son envie de l'embrasser en même temps que celle qu'elle avait de dégueuler. Arthur la rendait folle. Il n'avait pas le droit de lui imposer sa présence, de chercher à la faire changer. Charlie retint un haut le coeur en entendant les paroles mièvres d'Arthur. Il se voyait déjà dans le rôle du sauveur. Le héros, le chevalier blanc qui la délivrerait la pauvre petite fille sans coeur. Elle préférait se planquer dans un mutisme, encore horrifée d'avoir ressenti de l'attirance pour lui. Charlie tentait d'hausser un sourcil méprisant d'avoir l'air forte, de soutenir son regard, de ne pas appuyer sa tête contre son coeur. Parce que le sien battait fort... Pas comme le sien. Elle posa sa main chaude sur son épaule carrée. Une expression de tristesse embellissait ses traits harmonieux.

- Tu te trompes.

Charlie le cloua de son regard haineux, les yeux quand même humides mais elle pourrait mettre ça sur le vent et l'air sec. Les lèvres de l'adolescente avaient manqué faillir mais au dernier moment elle avait réussi à se retenir d'accéder à cet amour, cette chance que lui offrait Arthur. Elle le repoussa en se faisant violence pour retirer ses mains de son torse, ses yeux des siens. L'amour au premier regard n'existait pas. L'amour tout court n'existait pas. C'était beaucoup simple de se supporter ainsi, amère et désillusionnée. Elle croisa les bras pour maintenir sur ses épaules le pull qu'elle avait emprunté à Arthur. Elle s'éloigna finalement de sa démarche gracieuse, rassurée par la présence olfactive du Bad Circle, seule et malheureuse mais certaine d'être plus forte que jamais.

FIN

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Le spleen du bad boy [Liiiiiibre]

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