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 Déjeuner d'affaire. Edgie.

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MessageSujet: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Ven 26 Mar - 14:30

Depuis qu'Edgar avait révélé la véritable nature de ses sentiments à Beth, cette dernière l'avait peu revu. Il faut dire qu'elle s'était exilée plusieurs mois le temps de mettre sa fille au monde, et qu'une fois de retour au cabinet d'avocats, elle avait toujours revu son oncle entouré de leurs autres associés, ce qui avait permis à Beth de se sentir en sécurité face à ce fou psychopathe.
Or, Beth venait de se voir confier une grosse affaire, qu'elle ne pouvait traiter qu'en étroite collaboration avec Edgar, puisqu'il fallait le reconnaitre, il était le seul à sa hauteur, le seul à être aussi cruel qu'elle en affaire. Et si le cabinet voulait remporter ce procès, il fallait que leurs deux meilleurs éléments travaillent main dans la main.
Bien que dégoûtée par l'attitude d'Edgar, Beth n'avait pourtant pas refusé ce dossier. Elle voyait avant tout le profit, et Edgar ne lui faisait pas peur, elle aussi avait du mordant. Et il avait été convenu qu'ils travailleraient chacun de leur côté, et réuniraient leur travail que pour faire le point. Pour démarrer le dossier, un rendez-vous avait été convenu, un déjeuner d'affaire entre les 2 avocats et leur client, dans un restaurant gastronomique français réputé de Toronto. Le préfèré de Beth.
Sûre et certaine de ne pas avoir à manger en tête à tête avec Edgar, Beth avait accepté ce rendez-vous, et se rendait au restaurant sans aucune crainte. Or, quand elle arriva au restaurant, alors qu'elle avait une dizaine de minutes de retard à cause de sa nourrice qui l'avait planté et de Cruz qui restait introuvable pour garder Prudence, Beth vit qu'Edgar était seul à une table pour 2. Elle n'était pas au courant que leur client avait reporté le déjeuner à une autre date, mais Edgar s'était bien retenu de l'informer de la nouvelle, de peur qu'elle refuse de déjeuner en sa seule compagnie. Et il avait raison. Alors qu'elle allait faire demi-tour sans même passer voir Edgar elle décida quand même d'y aller pour demander une explication à son oncle. Une fois devant la table, elle se planta devant lui, majestueuse, vêtue d'un magnifique tailleur chanel, et lui hurla dessus :


- Où est le client ? C'est encore un piège tordu de ta part ?

Beth ne voulait même pas s'asseoir en face de lui, mais elle ne voulait pas non plus faire de scandale dans son restaurant, par peur de ne plus pouvoir y remettre un pied la prochaine fois ! Elle choisit donc la voie de la sagesse et prit place sur la chaise vide, mais prête toutefois à partir dans les 2 minutes qui suivaient. Elle dévisageait Edgar avec son regard de tueuse, attendant son explication.
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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Ven 26 Mar - 15:42

Edgar éclata de rire faisant lever les têtes de ses collègues qui, la surprise passée, firent ensuite de même. La réunion s'acheva alors sur le bon mot d'Edgar qui glissa après le départ de ses collaborateurs, ses dossiers dans sa serviette en cuir avant de quitter son bureau. Sa nouvelle assistante l'informa de son emploi du temps durant le trajet qui le séparait du restaurant où il avait donné rendez vous à Beth. Il constata, en consultant sa Rolex Osyter en or qu'il avait dix minutes d'avance. L'homme reboutonna le troisième bouton de sa veste anthracite. Son costume impeccable flattait sa nouvelle silhouette rendue plus athlétique grâce à kilos de muscles qu'il avait gagné. Il avait engagé un coach sportif qui le soumettait à une cadence infernale qui lui rappelait avec bonheur son service militaire. Edgar Shawell gardait de son patrimoine génétique anglais, une élégance à tout épreuve et une ponctualité des plus exemplaires. Deux qualités qu'il avait transmis à son unique héritier Césair-Edgar. En effet Lilith - qu'il avait rebaptisé depuis Liliane - ne comptait pas à cause de son utérus. Les couronnes ne se transmettaient pas aux femelles et comme les rois de France, Edgar s'arrangerait pour marier sa fille tandis que Césair hériterait de son empire. Lilith avait à ses yeux bien moins d'importance que sa collection de carré de soie Hermès. Son intelligence et sa beauté lui importaient peu - même si il devait reconnaître qu'il ne l'aurait jamais reconnu si elle avait été laide et sotte - il n'aurait jamais plus qu'une chaste tendresse à son encontre parce qu'elle était un être inférieur qui si, il s'intéressait à elle, lui ferait forcément perdre son temps. Leurs liens de sang leur interdisait la copulation et la procréation, les deux seules actes dont étaient selon lui capable une femelle. La voiture s'arrêta devant le restaurant qu'il avait fait réservé par son ancienne secrétaire, virée depuis, parce qu'elle avait dépassé le stade critique des trente ans. Un léger coup d'épaule lui permit de remettre sa veste en place tandis qu'il tendait à son assistante sa paire de lunettes de soleil afin qu'elle les range. Il inspira profondément en prenant place à la table qu'il avait réservé pour eux. Le client ne viendrait pas. Il ne l'avait pas appelé. Il avait besoin de la voir seule. Bethany. Sa nièce, son amour à sens unique depuis vingt ans. Chez Edgar Shawell le sentiment amoureux s'exprimait sous la forme d'une douleur sourde qui s'imprimait dans sa chair quand on faisait allusion directement ou indirectement à Beth. Edgar avait appris à vivre surtout depuis qu'il lui avait part de ses sentiments. Aveuglé par la puissance de son amour, il avait préféré faire semblant d'ignorer son rejet en se concentrant sur son projet défi : la présidence du pays. Il avait préféré occulter pendant quelques mois qu'il avait offert son coeur à Bethany Preston et qu'elle l'avait lacéré avec ses ongles de chienne en chaleur. Pourtant, aujourd'hui il ne pouvait pas s'empêcher de l'aimer. Il avait consulté mais le psychiatre avait été formel, il ne pouvait rien faire contre les maladies amoureuses. Il avait roué le pauvre homme de coups jusqu'à ce que la talonnette de ses mocassins en cuir soit maculé de sang. Edgar Shawell éprouvait un profond mépris pour les défaitistes. Cette "maladie" avait probablement un remède. Il finirait par le découvrir. Et ce fût le cas. C'était pour cela qu'il avait convié Bethany qui faisait maintenant son entrée dans le restaurant. Pour lui faire part de la bonne nouvelle... Edgar s'essuya le coin de la bouche sans répondre à l'agression verbale de sa nièce qui avait d'abord fait un demi-tour avant de venir le rejoindre.

- Une affaire urgente l'a retenu. Il s'excuse pour son retard, il nous rejoindra aussi vite que possible. Il nous as demandé de ne pas l'attendre.
mentit Edgar sans sourciller.

Le mensonge était une arme de femelle que les hommes maîtrisaient beaucoup mieux que ces pauvres créatures sans cervelles. Lui était débarrassé de tous leurs affreux tics nerveux qui les trahissait aussitôt. Sa propre femme Mary était une piètre menteuse ce qui lui fallait sans cesse d'être battu par Edgar qui ne pouvait souffrir sa médiocrité. En songeant à elle, il se rappela de sa figure ravagée par les larmes et les hurlements de douleur quand il lui avait appris qu'il demandait le divorce. Les gardes du corps avaient dû s'y mettre à quatre pour l'enfermer dans le fourgon qui l'a menait à l'asile pour un séjour forcé de quatre mois.

- Je profite de ce rare instant de solitude qui nous ait offert Bethany pour t'avertir de mon divorce. Personne n'est encore au courant à part Mary bien sûr. J'aimerais que tu me représentes. Tu es la meilleure et je sais que tu défendras mes intérêts de la meilleure des façons.

Edgar avait décidé depuis un moment qu'il était prêt à sacrifier sa réputation et son prestige pour Bethany. Il l'aimait de sa façon dérangeante et malsaine, mais se voyait néanmoins sacrifier sa carrière politique et son mariage dans l'espoir d'attirer l'attention de Beth et de créer un peu d'amour chez sa nièce. Edgar s'était tellement préparé à cette scène qu'il maîtrisait parfaitement sa voix et ses intonations. L'émotion avait déserté ses mots qu'il prononçait à voix haute pour la énième fois.

- Bien entendu Bethany je ne peux pas nier que cette décision ne te concerne pas. Je t'aime et si je peux accepter ton refus, je ne peux pas tolérer que tu nies mes sentiments. Ils sont là, présents. Je suis à toi Beth... Sa main se posa sur la sienne alors qu'il murmurait avec une suave cruauté : Pour toujours.
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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Ven 26 Mar - 19:46

Du retard. Beth n'y croyait pas une seconde. Elle regardait avec méfiance Edgar. Elle n'avait pas confiance en lui. C'était un fou furieux, malgré sa classe et sa prestance. Ceux qui ne le connaissaient pas comme elle pouvaient sûrement lui donner le bon dieu sans confession. Mais elle, elle connaissait la bête. Elle savait quel homme se cachait derrière le costume parfaitement repassé et ajusté à sa taille. Elle savait comment il traitait sa femme et ses enfants. Et si elle n'avait pas peur de lui, elle savait pourtant qu'elle ne faisait pas le poids face à lui, que s'il voulait la giffler ou la violenter, il le ferait sans grand mal. D'ailleurs, il l'avait déjà fait, le salaud. Elle restait donc sur ses gardes, sachant que le temps serait bien long avant que le fameux client arrive enfin. Toutefois, elle tenta de se détendre quelque peu, et consulta d'un oeil la carte. Elle savait d'avance ce qu'elle prendrait en plat, et réfléchissait sur le vin qu'elle choisirait pour accompagner sa viande. Elle passa commande auprès du serveur et essaya de se montrer de bonne compagnie. Après tout, Beth était la reine des actrices, elle arrivait à se montrer hypocrite avec n'importe qui pour parvenir à ses fins, alors pourquoi ne se montrerait-elle pas gentille pour une fois avec son vieil oncle qui devenait quelque peu sénil.
Quand Edgar l'appela par ce prénom hideux Bethany, Beth eu des frissons dans le dos. Décidément, ce vieux pervers n'avait pas changé d'un poil. A tel point que sur le coup, elle n'avait presque pas entendu le reste de la phrase de son oncle et associé. C'est quand elle réalisa qu'il lui parlait qu'elle devait le représenter que son cerveau se reconnecta et qu'elle comprit de quoi Edgar était en train de lui parler. Il divorçait enfin de sa femme. De sa tante. La soeur de son père. Beth poussa un soupir de soulagement en entendant cela. Mary était enfin sauvée de l'emprise de cette ordure. Edgar rêvait complètement quand il pensait que Beth allait le représenter. Elle allait se faire un malin plaisir de défendre les intérêts de Mary, après toutes les atrocités que ce dernier lui avait fait subir, il risquait même la prison pour un siècle, elle n'allait pas se priver d'un tel bonheur !
Elle allait lui répondre qu'il pouvait toujours courrir pour qu'elle le représente, quand elle fut encore plus surprise par la suite de la conversation. Il remettait ça à nouveau et en plus la tenait presque personnellement responsable de son divorce. Elle eut la nausée quand il lui attrapa la main. Si elle avait eu son verre de vin en face d'elle, elle lui aura balancé à la figure, et tant pis pour l'esclandre ! Mais elle n'avait pas de verre de vin, et elle était bien plus intelligente que ça. Elle allait jouer avec lui, sur son propre terrain. Elle n'allait pas se montrer agressive et sur la défensive comme à son habitude, elle allait la jouer stratégique ! c'était la meilleure solution pour éradiquer Edgar et le faire disparaître à tout jamais, l'empêchant de nuire à nouveau.
Elle le laissa donc prendre sa main, même si elle ne put retenir le léger frisson de dégoût qui parcouru son corps, que le vieux pervers avait du prendre pour un frisson de plaisir, et elle lui dit :


- Edgar, je suis touchée que tu penses à moi pour ton divorce, à ce propos, je suis sincèrement désolée pour toi et Mary, vous formiez un si joli couple, mais tu le dis toi même, je suis à l'origine de ce divorce, et il ne serait pas convenable que je te représente, toi. Le camp adverse utiliserait cela contre toi, et nous serions discrédités.

Elle marqua une pause, avala sa salive. Elle se répugnait elle-même de dire de telles horreurs. Mais si elle avait bien un point commun avec son oncle, c'était qu'elle était aussi douée que lui pour le mensonge, et qu'elle ne laissait donc rien paraître. Elle jouait à la perfection son rôle. Elle ajouta la cerise sur le gâteau :

- Il faut que nous trouvions un autre plan.

Beth se perdit ensuite dans ses pensées, pouvant laisser croire à Edgar qu'elle réfléchissait déjà activement à son plan. En réalité, elle repensait aux paroles de son oncle, et son coeur la serrait encore plus fort que d'habitude. Elle aurait tant voulu que ces paroles sortent de la putain de bouche de Cruz. Elle aurait tant souhaité que Cruz lui annonce qu'il s'en fichait pas mal de Chloé et de toutes ces putes qu'il avait sauté, et qu'il serait à elle pour toujours. Mais Beth était maudite, la seule personne qui lui était dévouée était son oncle violent, pervers et menteur.
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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Ven 26 Mar - 21:06

Edgar réfléchissait aussi vite que Bethany. Chacune de ses phrases étaient décortiquées, ses attitudes analysées. Le problème majeur que l'homme politique avait avec sa nièce c'est qu'elle se maitrisait depuis tellement d'années que plus rien ne se transparaissait chez elle. Ni l'amour, ni la haine, ni le dégoût. Juste une magnifique statue de cire qui savait débiter les pires horreurs dès que son regard se posait sur lui. Le serveur le resservi en champagne après avoir déposé la première assiette de sa nièce devant elle. Edgar lui n'avait pas faim. C'était le seul signe visible de sa nervosité face à Bethany. Il avait l'estomac bien trop noué pour porter le moindre aliment à ses lèvres. Edgar serra plus fort la main de Bethany quand refusa sa proposition de travail. Il refusait qu'on lui dise non. Même si ce mot était formulé de la façon la plus polie qu'il soit par celle qu'il considérait comme étant l'amour de sa vie. Ses ongles limés courts s'enfonçaient déjà dans la main de Bethany avant qu'il ne retienne finalement son geste lui imprimant quand même quatre belles traces rouges.

- Lequel ?


Edgar attrapa un morceau de pain dans lequel il mordit pour combler la faim qui commençait à se réveiller à cause de la colère soudaine qu'il avait éprouvé. C'était le problème d'Edgie, il pouvait être le plus aimable des hommes l'espace d'un instant avant de passer sans prévenir au connard vicieux et violent qui fixait sa nièce de quinze ans avec désir. Nous ? Il avait suffit de ce simple pronom pour qu'il soit complètement acquis à sa cause. Bethany devenait enfin la femme dont il rêvait. Une femelle obéissante et dévouée à son homme. Il aimait penser qu'elle l'aiderait à tout faire pour s'assurer que Mary finisse ses jours dans un hospice, son corps frêle compressé par une camisole de force, dépouillée du peu de fortune personnelle qui lui restait encore. Ils seraient un peu une équipe, un tandem qui serait craint par tous. Bien entendu Edgar refusait de penser qu'ils étaient égaux : c'était contre tous ses principes de penser que femme et homme se valaient.

- Bethany... Edgar consentit à faire un premier effort et se reprit, Je veux dire Beth. Je consens à être ton esclave tout en sachant ce que ce dévouement peut me coûter. Je suis l'homme de ta vie et je ferais tout pour te prouver que je suis celui qui peut te combler.

Il ne voulait pas parler de son divorce. Mais d'eux deux. Il voulait lui montrer qu'il était presque près à sacrifier sa vie fastueuse pour un autre de ses baisers. Edgar pensait devoir affronter le fantôme d'Adrian dans le cœur de Bethany sans savoir que son cœur était déjà pris par un autre Preston. Son propre petit neveu et protégé.

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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Ven 26 Mar - 23:11

- C'est ton divorce, Edgar, je veux bien t'aider, mais tu vas devoir trouver tout seul ton plan d'attaque. Tu peux te représenter toi-même. Mon nom ne doit pas apparaître dans ce dossier.

Beth se faisait violence. Edgar la dégoûtait tellement. Il dégoulinait de gerbe aux yeux de Beth. Ses paroles n'étaient que de la bave sortant de sa bouche qui heurtaient l'âme de Beth. Il était répugnant et Beth ne pouvait pas entendre une seule de ses paroles de plus sortir de sa bouche. Il n'avait pas le droit de lui dire ça. C'était comme la souiller de ses paroles. Souiller son âme et son corps. Souiller son coeur qui appartenait à un autre. Au véritable homme de sa vie. Ce mec était l'homme le plus vulgaire qu'elle connaissait, et il tentait de l'impressionner avec ces belles paroles. Il croyait vraiment qu'elle allait succomber à des mots. Des mots que Cruz lui avait déjà prononcé, un an auparavant, scellant à tout jamais leur amour. Et même si Beth se trouvait à un moment de sa vie où elle était perdue, ou elle ne savait plus si elle et Cruz allaient finir leur vie ensemble, elle ne pouvait pas se laisser avoir par le discours d'Edgar, un discours pathétique qui la faisait gerber.
Il était son oncle, elle était sa nièce. Il allait devoir contrôler ses pulsions sexuelles envers elle, s'il ne voulait pas que son propre neveu se charge de sa mort. Beth recula sa chaise de quelques centimètres, et son corps se crispa. Elle ne pouvait pas rester de marbre plus longtemps face au comportement d'Edgar. Elle ne pouvait pas continuer à lui faire croire qu'ils allaient finir ensemble, ni même qu'ils étaient fait l'un pour l'autre. Elle n'avait qu'une envie, le giffler, lui cracher à la figure, lui marcher sur le bide avec ses talons aiguilles, et lui enfoncer ses ongles dans ses bourses jusqu'à ce qu'il en saigne. Elle le haïssait, c'était physique. C'était dans sa chair.
Elle tenta de se calmer, de se maîtriser, mais elle ne réussit pas entièrement. Elle lui dit quand même le fond de sa pensée, du moins, une partie.


- Je t'ai déjà dit de ne plus m'appeler comme ça. Et j'ai déjà un homme dans ma vie. Tu es mon oncle Edgar, les oncles ne désirent pas leur nièce, c'est malsain. Si tu veux être mon esclave, ce sera sans moi. Je ne t'aime pas, je ne ressens rien pour toi, et ça ne changera, jamais. Mes fils ont déjà du s'interposer une fois entre nous, il vaudrait mieux que ça ne se reproduise pas une seconde fois. Est-ce que je suis claire, Edgar ?

Elle le menaçait du doigt, comme une maîtresse punit un petit garçon pas sage à l'école, comme une mère envoie au coin son fils désobéissant. Elle était supérieure à lui, elle le rabaissait, et l'on pouvait lire dans son regard à quel point elle méprisait son oncle. Puis, elle planta sa fourchette dans son plat, la tenant plus comme une arme que comme un couvert, prête à la planter en plein coeur d'Edgar, si l'homme en était doté, au moindre geste suspect de sa part.

- Maintenant, si tu le veux bien, nous sommes ici pour parler affaire, il me semble. A moins que tout ceci n'était qu'une manipulation de ta part pour essayer de me mettre encore une fois dans ton lit ?
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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Sam 27 Mar - 11:04

Ses fils. Deux petites "tarlouzes" sans intérêt à qui on accordait bien trop d'importance. Bien sûr pendant une brève période il avait tenté de prodiguer de judicieux conseils à celui qui lui paraissait être le moins bêta des deux : Cruz mais très vite les gênes pourris de son géniteur avait gâté le potentiel de ce jeune homme. Edgar avait alors préféré porter toute son attention à sa merveilleuse descendance : Césair-Edgar. Liliane était un plus mais négligeable à cause de ses ovaires et de son utérus. Il voulait que Bethany le représente et il y parviendrait. Même si pour cela il devait détruire sa vie, lui briser les genoux, faire tuer ses enfants. La chair de sa chair. C'était peut-être la seule faiblesse de Bethany qui ne comprenait pas qu'il tentait de la sublimer à travers ce prénom romantique et désuet. L'appeler Beth serait la reconnaître comme catin. Une femme comme les autres. Un être faible et sans consistance. L'appeler Bethany était un acte d'amour qu'elle lui refusait. En même temps que son amour. Il se mettait à genoux pour elle. Il courbait l'échine, tendait le bâton et le cul pour se faire battre mais la salope refusait. Edgar resserra son nœud de cravate sans un piper mot avant de consentir à entrouvrir les lèvres. Il ignora sa question sur leur client qui ne venait toujours pas. Son coeur se serra en même temps que son sexe dans son pantalon lorsque Bethany entama son plat.

- Très clair. J'aurais préféré n'en pas venir là mais...

Elle l'obligeait à montrer le côté le plus noir de sa personnalité. Cette femelle le poussait dans ses derniers retranchements et regretterait de ne pas avoir écarté les cuisses. Edgar mastiquait son morceau de pain avec violence. Ca l'aidait à se calmer et à étouffer les désirs de violence qui naissaient en lui. Son sexe se dressait déjà en pensant à ce qu'il réservait à Bethany. Edgar était un homme prudent. Il avait prémédité l'éventuel refus de sa nièce et il avait déjà trouvé une vengeance à la hauteur de sa cruauté. La bouche vide, il vida d'un trait la flûte de champagne qui lui avait été servi. Il resta silencieux encore quelques secondes pour être certain d'avoir toute l'attention de son petit auditoire.

- J'ai parlé à Adrian. Ton ex mari. Tu te rappelles ? Il paraît qu'il n'a jamais vu Prudence. Bizarre ? C'est pas censé être son père ? A moins que tu nous caches quelque chose Bethany. Un amant ? Une maîtresse ?

Edgar se mit à rire grassement. Toute élégance et retenue avaient disparu. Il était redevenu l'homme détestable qui était prêt à tout pour obtenir ce qu'il désirait. Il claqua des doigts et presque aussitôt son assistante, assise quelques tables plus loin, apparut et déposa une enveloppe dans ses mains qu'il remit aussitôt à Bethany.

- Je suis l'avocat d'Adrian et mon client demande un test ADN. Il veut savoir si Prudence est sa fille, il veut pouvoir s'en occuper et la reconnaître... Si bien sûr cette enfant est la sienne. Ce qui ne manquera pas de créer un énorme scandale dans le cas contraire.
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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Sam 27 Mar - 11:58

[désolée d'avance, ça sera court et nul]

Beth attaquait à la fourchette son plat qui d'ordinaire lui aurait paru délicieux. Là, en compagnie d'Edgar, il n'avait aucune saveur, si ce n'est le goût de porc qui émanait d'Edgar. Tenir sa fourchette aussi fermement lui permettait de se contenir. De ne pas être tentée subitement de planter Edgar avec. Alors qu'elle mettait un morceau d'aubergine grillée dans sa bouche, elle manqua de s'étouffer avec quand Edgar lui parla d'Adrian et de Prudence. De quoi ce connard se mêlait-il ? Il pensait vraiment que c'était de cette manière qu'il allait attendrir Beth et la mettre dans sa poche ? Il rêvait éveillé.
Beth n'eut même pas le temps de rétorquer que la cruchonne qui servait d'assistante à Edgar lui apportait comme un chien fidèle, une grosse enveloppe. Beth avait là la preuve qu'elle avait bien été piégée par cet être aussi tordu que le marquis de Sade. Il la dégoûtait encore plus. Utiliser son histoire avec Adrian, et s'en prendre à une enfant innocente, c'était si bas. C'était du Edgar tout craché.
Mais Beth avait plus d'un tour dans sa poche. Si sur le coup elle déglutit avec difficulté en entendant la demande - légitime - d'ADN d'Adrian, et eut une petite sueur froide, très vite elle se calma, et un petit rire cristallin sortit de sa gorge. Elle était au bord du fou rire mais se contrôlait. Par respect pour Adrian et ses spermatozoïdes inefficaces. Si Beth n'avait pas peur, c'est parce qu'elle savait que même si le test ADN montrait en effet qu'Adrian n'était pas le père, elle avait une explication. Une explication médicalement irréfutable. Elle se remémorra d'ailleurs ce souvenir qui à l'époque avait été une déchirure pour elle, quand elle avait fait analyser une fiole du sperme de son époux, après avoir rusé pour le récolter. Elle avait exigé qu'il éjacule sur elle, et avait filé à la salle de bain pour récupérer tout ce qu'elle pouvait. Elle avait ensuite envoyer tout ceci au labo, et, souvenir plus douloureux, elle avait été convoqué par son spécialiste pour lui annoncer qu'Adrian était stérile, sûrement suite à un coup reçu lors d'un match, ou parce qu'il portant des jeans trop serrés. Sur le coup, Beth avait été effondrée, avant de songer à faire appel à un donneur de sperme, puis avant d'être tombée enceinte de son propre fils.
Sortant de ses pensées, riant toujours au nez d'Edgar, Beth le fusilla du regard, et lui annonca le scoop :


- Adrian n'est pas le père de Beth, en effet. Le pauvre est stérile, il a sûrement dû oublier de t'avertir de ce léger détail. Je ne sais pas quel scandale fera le plus de bruit : le grand Adrian Preston impuissant, ou la pauvre Beth Spencer faisant appel à un donneur anonyme pour avoir enfin une petite fille qu'elle attendait depuis 20 ans.

Beth planta à nouveau sa fourchette dans un morceau de salade, et avant de la porter à la bouche, elle ajouta :

- Enfin, ça fera sûrement moins couler d'encre que ta tentative de meurtre sur Rain Evans, mon petit Edgie.
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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Mar 30 Mar - 15:53

Edgar examinait avec délectation le visage de Bethany.Elle riait mais pour lui ça n'était qu'une façade. Il était de la même famille qu'elle et il savait que trop bien l'éducation que sa nièce avait reçu. Elle était habituée à se contenir même si une enclume lui tombait dessus. Finalement il avait faim et il commanda une entrecôte au poivre et une purée de courge. Beth n'avait pas l'air de réaliser que la réputation d'Adrian lui importait peu. Il n'avait jamais porté ce "queutard" dans son cœur même si ils avaient beaucoup de points communs dont la consommation excessive de femelles frivoles. Il tiqua légèrement quand elle fit référence à Rain Evans. Son premier presque amour. Une petite stagiaire qu'il avait baisé et qui ensuite lui avait mit profondément par derrière en devenant la nouvelle maire par intérim. Il avait dû jouer les larbins alors que ce poste lui revenait de droit et que naguère c'était la blonde qui lui portait ses dossiers à quatre pattes. Edgar avait dû accepter coup sur coup cette défaite suivit de la promotion éclair de Beth Preston à la tête du cabinet d'avocats dans lequel il officiait depuis plusieurs années. La haine d'Edgar pour les femmes n'avait fait alors que de décupler. A part un léger crissement au niveau des mâchoires Edgar ne laissa rien paraître. Il savait qu'aucune preuve ne pouvait le relier au coma de Rain qui survivait miraculeusement alors qu'elle aurait dû être morte depuis des mois. L'assiette d'Edgar parut dans son champ de vision et il ne put s'empêcher de grimacer en voyant toutes les fioritures que le cuisinier avait fait sur son assiette. Il détestait ces trucs de "chochotes", ses morceaux de persils et cette minuscule tomate cerise posée volontairement de travers sur sa purée de courge.

- La diffamation comme moyen de protection, je te croyais bien plus adroite que ça. Tu ne comprends pas que je moque pas mal de la réputation d'Adrian. Ton ex mari a eu la folie de me prendre pour avocat et j'ai bien l'intention d'utiliser tous les moyens à mes dispositions pour te rendre la vie impossible. Sauf si bien entendu tu acceptes de t'occuper de mon divorce et de devenir ma nouvelle femme.


Edgar commença à découper sa viande et mit un énorme morceau dans sa bouche avant de la mâchonner la bouche bien fermée, son regard meurtrier planter dans celui de Bethany. Il lui laissait le temps de réfléchir à sa proposition avant de finalement la couper une fois la bouchée avalée.

- Non ? Bien dans ce cas tu devras amener Prudence dans une semaine à cette adresse. C'est un laboratoire très compétent et les membres sont parfaitement intègres alors tu peux laisser ton chéquier et tes portes-mortelles à la maison. Même si le test prouve qu'Adrian n'est pas le père je me contenterais de chercher dans tout l'état, dans tout le pays, dans le monde entier qui a osé forniquer avec ma précieuse Bethany. J'arriverais à le convaincre de demander la garde de Prudence et tu approcheras enfin la douleur que je ressens quand tu te refuses à moi.
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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Sam 3 Avr - 11:50

Ne supportant plus la situation et les menaces de son oncle, Beth termina d'avaler ce qui se trouvait sur sa fourchette, puis, dans un moment de folie et d'excès, lui planta les 4 piques de sa fourchette en argent qui avait du coûter un prix exhorbitant au restaurant, sur le dos de sa main, faisant jaillir du sang d'un rouge vif de la main d'Edgar. Le sang se répendit de partout, tachant au passage la magnifique chemise d'Edgar et allant même s'incruster contre sa joue droite. Beth, elle, restait miraculeusement intacte. Pas une tâche de sang n'était venue salir sa magnifique personne, et un sourire sadique de satisfaction s'affichait sur ses lèvres. Elle était d'un calme déconcertant.
Bien entendu, tout ceci n'était que le fruit de l'imagination de Beth, et même si l'envie ne lui en manquait pas de planter sa fourchette en plein coeur d'Edgar, elle ne le fit pas. Elle avait plus de classe que ça. Même si ce qu'elle s'apprêtait à faire par la suite allait lui donner une image répugnante d'elle-même, encore pire que lorsqu'elle avait réalisé qu'elle était enceinte de son fils.
Consciente du danger que représentait Edgar, Beth n'avait pas d'autres choix. Elle devait trouver une solution radicale au plus vite. Une solution qui calmerait à tout jamais Edgar. Et même si le tuer était à première vue la meilleure des solutions, elle ferait d'ailleurs par la même occasion une BA en débarrassant Degrassi de cet immonde personnage, elle venait d'envisager un autre plan. Le plan de la dernière chance. beth était déjà malheureuse, depuis que Cruz lui avait clairement fait comprendre qu'ils ne pouvaient pas être ensemble, depuis qu'elle était au courant pour Chloé, pour Barbie, et pour toutes les autres. Elle avait même fini par croire qu'elle n'était qu'un énième trophée de chasse au palmarès de Cruz, au même niveau que Loan, Selena, Barbie ou Chloé. Qu'elle n'était qu'un numéro parmi tant d'autres, à l'exception près qu'elle, elle avait réussit à le rendre père.
N'ayant pas le temps de répondre aux menaces d'Edgar, cela l'arrangea, car elle put préparer sa petite parfaite mise en scène. Edgar ni verrait que du feu, et il jubilerait tellement qu'il resterait aveugle et innofensif jusqu'à la fin de ses jours, qui étaient désormais comptés. Proche d'Edgar, Beth pourrait mieux l'atteindre, et mieux le détruire, l'écraser comme une petite vermine.
ELle le laissa donc finir de proférer ses menaces, et prit un air tristounet, jouant parfaitement la comédie :

- Edgar, je suis vraiment déçue. Je pensais que tu me connaissais mieux. Je croyais que tu étais amoureux de moi et donc que tu savais lire en moi. Je ne veux plus entendre parler d'Adrian, parce que c'est ... Edgar, ce que je vais te dire est assez embarrassant.

Elle fit mine de pleurer. Deux grosses larmes coulaient le long de ses joues. En réalité, Beth pleurait surement pour de vrai, mais pas pour les mêmes raisons. Elle pleurait de devoir faire ce qu'elle était en train de faire, c'était comme si elle se constituait prisonnière elle-même. Elle était en train de renoncer à l'amour de sa vie uniquement pour le protéger de son grand oncle qui n'hésiterait pas à l'envoyer en prison.

- Ca fait des mois, des années que je lutte. Tu étais marié à ma tante, j'étais ta nièce, nous deux, c'était impossible. Et voilà que tout devient possible et toi, tout ce que tu sais faire, c'est me menacer. Je ne demande qu'à t'épouser, pour être enfin heureuse après ses années de mariage malheureux avec Adrian, et pour que Prudence ait un père à sa hauteur. Je suis vraiment désolée de voir que tu réagis ainsi. Tu viens de ...

Elle se leva, laissant penser qu'elle allait s'en aller. Et poursuivit, en attendant une réaction d'Edgar, qu'il la retienne, qu'il l'embrasse même. Même si elle lui vomirait certainement dans la bouche tant cette comédie la dégoûtait.

- Encore une fois, tu viens de me briser le coeur.

Elle repoussa sa chaise pour pouvoir quitter la table, et regarda Edgar avec les yeux remplis de larmes.
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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Sam 3 Avr - 22:18

Edgar Shawell trouvait que la voix de Bethany était la plus belle qu'il n'ait jamais entendu. C'est vrai qu'il n'avait jamais pris la peine d'écouter d'autres voix féminines. Il avait l'habitude de faire taire sa femme Mary à coup de poings et ses stagiaires à coup de bite. Celle de Bethany paraissait légère et chantante par rapport à celles de ses collègues - mâles bien entendu - même quand elle mentait c'était comme si elle lui susurrait des insanités au creux de l'oreille. Edgar tomba à genoux devant Bethany. Face à elle il oubliait toute décence. Il avait envie de lécher ses larmes, récolter ses gouttes d'eau salées qui ornaient comme des pierres précieuses avec sa queue. Il s'avança à genou vers elle, se trainant comme un cloporte devant elle. Il fit taire d'un regard noir le "Monsieur Shawell, tout va bien ?" de sa secrétaire pour s'accrocher à la jambe de Bethany comme un chien en chaleur.

- Ma tendre Bethany.

Elle mourait d'amour pour lui depuis des années. Comme lui pour elle. Ses sentiments étaient donc partagés. Il aurait dû le savoir pourtant les femelles étaient si prévisibles. Elles n'avaient d'ordinaire aucun secret pour lui. Il l'observa sans détour, pour se repaitre avidement de la luxure qui émanait d'elle. Ses lèvres glissèrent de l'ossature délicate de sa mâchoire - qu'il frôla d'abord avec son nez - à sa bouche charnue. Ses doigts s'entrelacèrent à sa chevelure brune qu'il aggripa férocement. Il la humait avec force comme un loup se frottait à un pin pour marquer son territoire. Enfin sa Bethany lui cédait. Il savourait sa pleine puissance sur elle sur cet esprit fort dans un corps vulnérable de catin. Il étouffa ses refus à venir avec des baisers.

- Alors tu viens vivre chez moi avec Prudence ? Je serais le père dont elle a besoin, je la protégerais. Je taierais ton secret peu importe ce que c'est, mais soit mienne Bethany. Sans rédition et sans trahison. Promet le moi. Il en va de la vie de ta fille.

Edgar avait parfaitement conscience du poids qu'il faisait peser sur les poids de sa nièce. Il n'ignorait pas que ses mots peseraient sur sa décision. Mais il l'aimait trop et il ne pouvait plus vivre avec cette blessure ouverte. Edgar ne pouvait plus supporter sa défaite face à cet être inférieur qu'il désirait plus que n'importe quelle chose sur terre. Les mains d'Edgar se refermèrent contre des griffes sur celle de Bethany.

- Je t'achéterais la plus belle des bagues, mon amour.
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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Sam 3 Avr - 23:52

Beth trouvait Egdar totalement pathétique, à ses genoux en plein milieu du restaurant. Mais elle se trouvait encore plus pathétique. Ce qu'elle faisait était un comportement lâche, indigne d'elle. Elle faisait ça par faiblesse, mais depuis quand était - elle une femme faible ? L'amour de Cruz l'avait réduite à ce point à un petit être vulnérable, prête à se jeter dans la gueule du loup à la première occasion ? Qu'importe, la machine était lancée, Beth ne pouvait plus revenir en arrière. Elle devait garder la face, ne pas vomir en réponse aux baisers d'Edgar. Il était répugnant. Elle n'éprouvait que du dégoût à se faire embrasser par cet homme ignoble. Pour supporter tout cela, elle pensait à Cruz. Au moins, grâce à elle, il n'aurait aucun ennui. Il pourrait vivre tranquillement sa jeunesse.
Si elle était prête à devenir l'esclave d'Edgar, elle comptait quand même poser ses règles. Après tout, si elle, elle se sentait faible, elle ne devait pas oublier qu'elle était en position de force face à Edgar. C'était lui qui devait s'estimer heureux que Beth l'accepte. Lui qui devait ramper à ses genoux et lui promettre la lune. Elle, elle allait juste porter le même nom que lui. Jamais elle ne coucherait avec lui, elle supportera tout juste ses baisers au goût de thon. Jamais sa queue ne pénétrerait l'enclos sacré de Beth. Mais ça, elle ne comptait pas le lui dire. Elle avait plus d'un tour dans son sac. Elle se contenta d'afficher une mine réjouite, heureuse d'être enfin réunie à l'homme qu'elle aimait depuis sa plus tendre enfance, et dit :


- Edgar, je suis prête à t'épouser, mais je ne suis pas prête à déménager. Pour le bien de Prudence, pour qu'elle ne soit pas perturbée, il serait préférable que tu t'installes chez moi. J'ai besoin de savoir que je peux te faire confiance. Que jamais tu ne me trahieras toi non plus. Je ne veux pas revivre un autre échec, comme avec Adrian. Promets le moi, Edgie.

Elle avait volontairement employé ce petit surnom affectif mais oh combien niais, pour installer entre eux une relation de confiance. Edgar ne devait plus se sentir face à Beth qui se montrait si tendre et si amoureuse.
Alors que ce dernier lui parlait de bague, Beth, qui était loin d'en manquer et d'avoir besoin d'un homme comme lui pour lui en offrir lui répondit :


- Je n'ai pas besoin de bague. Ce dont j'ai besoin, Edgar, c'est que tu commandites le meurtre de Chloé Kennedy.
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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Dim 4 Avr - 13:18

Sa queue frétillait d'impatience à l'idée de pénétrer son enclos sacré (a). Il pousserait aussi loin que lui permettrait son membre pour installer sa place, qu'elle sente sa présence même une fois qu'il serait sorti. Edgar se voyait la transpercer, la briser. C'était déjà ce qu'il faisait en l'épousant, la séparant ainsi de son amour de toujours, son petit neveu, celui qui avait anciennement une histoire douteuse avec son fer à lisser. Les mots de Bethany lui semblaient irréels. Il les avait attendu depuis si longtemps qu'Edgar ne pouvait pas y croire. Il était en train de réaliser la plus fructueuse de ses transactions. Edgar était prêt à presque toutes les concessions. Il emménagerait au plus dans la demeure de sa nièce, il avait l'intention de transformer toutes les pièces en rapport avec Adrian pour y apporter la Shawell'touch. D'ailleurs il devait maintenant abandonner le dossier de reconnaissance en paternité. Même si Edgar n'empêcherait pas son homme de main de faire analyser ce petit cheveu brun et la salive prélevée par l'une des domestiques de Bethany sur la petite Prudence. Le mystère de sa naissance l'omnibulait. Il voulait connaître le mystére, le secret.

- Je te le promets sur tout ce que j'ai de plus cher Bethany. Je viendrais m'installer chez toi dès que mon divorce sera prononcé. Je veux qu'il soit fait au plus vite. J'ai tellement besoin de te sentir.

Edgar posa sa tête sur les genoux de Bethany et il les entoura de ses bras comme si il voulait les lui briser. Il se sentait comme un petit garçon devant sa maîtresse. Il attendait ses ordres et sera heureux d'exécuter même les plus ingrats. La stagiaire ne pouvant souffrir son patron dans une telle position de faiblesse avait quitté le restaurant et avait même fait en sorte que tous les autres clients face de même. Edgar devenu Edgie dans la bouche de cette femme sans cervelle qu'il aurait dû mépriser, hochait la tête comme ses chiens en plastiques à l'arrière des voitures. Il accédait enfin à son rêve et pour savourer sa victoire, il avait dû déconnecter son cerveau et le mettre en mode OFF. Mais une partie rebelle continuait de fonctionner, il restait Edgar Shawell tout de même. Il releva la tête vers Bethany. Il ne lui demanda pas qui était cette Chloé. Si elle était une proche de la famille Kennedy (rire hilare) ou même son adresse. Le proverbe "Ce que femme veut Dieu le veut" trouvait enfin tout sens pour Edgar. De sa voix belle voix assurée, il promit presque solennel :

- Ce sera fait dans moins de quinze jours.

Cette Chloé ne serait plus qu'un vague souvenir pour tous. Edgar avait les moyens de faire ce genre de choses et sa nièce le savait. Il n'avait plus besoin de lui cacher ses activités illégales puisqu'ils étaient ensembles. Mary aurait sûrement fondu en larmes en entendant qu'il s'était accordé le pouvoir de vie ou de mort sur les autres. Il embrassa encore Bethany avec ses lèvres sèches, sa main puissante encadrait son visage. Le restaurant était vide. Il n'entendait même plus le bruit des casseroles dans les cuisines. Juste le pas lourd de leurs gardes du corps qui empêchaient quiconque de franchir le seuil.

- J'ai envie de te faire l'amour Bethany. murmura Edgar en mordillant le lobe de son oreille avant de déboutonner la veste de son tailleur Chanel.
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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Dim 4 Avr - 14:11

Beth se sentait bizarre. Un peu comme si elle était entre deux états. Un état de transition, entre la vie et la mort. Elle se sentait comme dans du coton. Elle pensa tout de suite qu'Edgar avait du l'empoisonner, et que ce qu'elle pensait être sa propre décision que de se jeter dans la gueule du loup n'était en fait que le résultat de la drogue qu'il y avait dans son verre. Elle pensa aussi que cela pouvait être du à la force avec laquelle Edgar la serrait. A croire qu'il ne voulait que sa mort au final. Il lui coupait sûrement la circulation du sang avec ses grosses paluches, et Beth allait faire un malaise. Elle refusait de croire qu'en fait, si elle était dans cet état second, c'était parce qu'elle se sentait bien, finalement.
Edgar se montrait avec elle comme aucun homme ne s'était jamais montré. Il semblait pouvoir décrocher la lune pour elle. Il était à ses pieds, mais surtout, il dégoulinait tellement d'amour pour elle que ça en était ennivrant. Elle aimait ça, au fond. Se sentir si importante aux yeux de quelqu'un, même si ce quelqu'un était la dernière personne avec qui Beth voulait s'accoupler, même s'il était le dernier survivant sur terre. Cette sensation plaisait à Beth. Jamais Adrian ne l'avait considéré comme la 8ème merveille du monde. Et si Cruz la voyait comme telle, il ne se comportait pas comme si elle était réellement précieuse. Edgar, si. Ca en était destabilisant. A tel point que cet état de bien être dans lequel Beth se trouvait la poussa à dire des paroles qu'elle s'étonna elle-même de prononcer :


- Je m'occupe de ton divorce. Laisse moi faire. Je veux que ce soit rapide. Je ne peux pas passer une nuit de plus seule dans le manoir.

Elle devenait folle, elle s'en fichait. Elle faisait ce que son coeur lui dictait, et non plus sa tête. Elle faisait ça pour sauver Cruz, Prudence, pour se sauver elle-même. Et puis, elle ne pouvait expliquer cette attraction, mais c'était comme ça. Elle était envoûtée. QUand Edgar lui confirma que Chloé ne serait plus qu'un fait divers dans 15 jours, elle se contenta juste de lui murmurrer un "Merci" à l'oreille, et l'embrassa du bout des lèvres.
Elle n'avait pas remarqué que le restaurant était désormais totalement vide. Si elle avait eu encore tous ses esprits, elle aurait accusé Edgar d'avoir tout manigancé, et de l'avoir vraiment drogué pour qu'elle lui tombe dans les bras. Mais elle savait que ça ne pouvait être le cas. Elle seule était à l'origine de tout ce cinéma. Cinéma qui semblait aller beaucoup plus loin que ce qu'elle avait prévu, quand Edgar lui fit part de son envie de lui faire l'amour. Beth ne s'était pas offert à un autre homme que Cruz depuis leur première fois, et elle n'était pas prête à le tromper. Pas encore. Même si elle savait inévitablement qu'elle devrait le faire à un moment ou un autre, pour ne pas éveiller les soupçons d'Edgar. Réussissant habilement à s'écarter d'Edgar sans le brusquer pour ne pas qu'il le prenne mal, elle lui dit :


- Non, Edgar. Pas comme ça. J'ai trop attendu ce moment pour que ça se passe sur une table de restaurant pleine de miettes et tâchée de vin. On fera ça chez nous.

Beth le supplia du regard, et l'embrassa, pour le dédommager de devoir patienter encore, malgré que son énorme sexe semblait déjà en érection. Elle lui prit la main et elle se dirigea vers la sortie.

[Fin ... Elo tu fais le prochain chez les Preston (a)]
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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire. Edgie.   Dim 4 Avr - 14:14

[Je m'en occupe ^^]

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